Huahine

Après quelques jours à Moorea, il était temps de mettre le cap sur Huahine, nous en avions beaucoup entendu parler et nous avions donc hâte de découvrir cette belle île !

Pour la visite en image de l’île voici le lien de la vidéo.

Au revoir Moorea !

Nous sommes partis donc assez tôt le matin de Moorea et avons fait cap sur l’’Est de Huahine. Une fois dégagés du dévent de l’île nous avons pu arrêter le moteur. Le vent était modéré de secteur nord, nous permettant de naviguer sous grand voile et spi. La distance de passe à passe étant de 80miles, il ne fallait pas mollir !
Au total, nous avons mis 10h pour parcourir les 80 miles, soit une moyenne de 8 noeuds, pas trop mal vu le vent assez léger !


Nous sommes rentrés par la passe de Farerea marquant l’entrée dans la baie de Maroe. L’entrée est bien cartographiée et balisée et ne pose pas de souci particulier. Nous avons ensuite contourné largement le motu Topati à gauche puis nous sommes engagés dans la petite passe qui longe le motu Morimahora. Une zone de mouillage est répertoriée dans 3 à 6m de fond de sable. On peut opter pour des corps morts gratuits installés par les locaux dans la passe.

L’accès au motu peut se faire en annexe en demandant aux habitants le droit de traverser pour se rendre de l’autre côté du motu et profiter d’une belle piscine et du platier. Après avoir profité un petit peu de ce bel endroit, cap sur Fare, la ville principale de l’île. Le tour est vite réalisé en contournant l’île par le nord.


Le mouillage de Fare

La passe de Fare peut être un peu impressionnante par grosse houle car les vagues déferlent sur les deux récifs au Nord et au Sud. En respectant l’alignement, on suit juste les ondulations de la houle et l’entrée se passe sans problème.
Pour le mouillage, deux options, soit devant le village, dans l’axe de la passe, un peu rouleur mais avec le courant et le vent dans la même direction (ce qui n’est pas le cas pour la seconde option). Sinon, il est possible de continuer dans le lagon, en tournant à droite après le récif et en mouillant sur le fond de sable. Cependant, en cas de forte houle, le courant sortant dans la passe est assez fort et maintient le bateau à 90° des rafales descendant des montagnes. Avec cette option, vous serez aussi plus loin du village.
On peut débarquer en annexe au ponton du restaurant du Yatch Club.

On trouve en ville toutes les commodités, un petit marché, le tout dans une ambiance très agréable et accueillante comme on adore la trouver en Polynésie !

Le panorama au sud de l’île
Fabrication de bijoux dans la ferme perlière

Pour la restauration, nous avons pu essayer plusieurs adresses, on ne saurait vous en conseiller une plus que l’autre, toutes dans leurs styles nous ont satisfaites et l’accueil est toujours très agréable.



Pour visiter l’île, le vélo électrique est une très bonne solution, la distance étant raisonnable et la route en ceinture sans trop de dénivelé. Vous pouvez trouver des vélos dans le magasin de surf au bout de la rue principale, un peu après le débarcadère des ferrys.
Sur la partie nord Est de l’île vous pourrez visiter une ferme perlière, la visite de la boutique permet d’avoir une petite explication sur la culture des perles. La boutique expose aussi de la poterie artisanale réalisée à Huahine. Nous n’avons pu nous empêcher de repartir avec de beaux souvenirs.
Pour le milieu de journée, on nous a conseillé de déjeuner à l’hôtel Le Mahana qui nous a semblé une bonne idée, la vue y étant magnifique en plus d’une nourriture de qualité.
Sur le retour, vous aurez même le temps de visiter une exploitation de vanille avant de refranchir le pont qui sépare l’île Nord (Huahine Nui) de l’île Sud (Huahine Iti) pour retourner à Fare.

Nous n’avons pas visité d’autres mouillages, mais il est tout à fait possible de continuer dans le lagon jusqu’à l’extrémité Sud de Huahine Iti qui doit être un bon spot de kite.


Dans le prochain article, vous retrouverez tous nos conseils de navigation et de séjour dans les iles sœurs de Taha’a et Raiatea. Partez avec nous à la découverte d’un centre historique culturel majeur et de l’île de la vanille !

Moorea

Pour ceux qui nous suivent, vous devez vous demander ce qui nous arrive et pourquoi nous avons arrêté d’écrire.
Une petite part de flemme y est peut être pour quelque chose mais nous nous sommes concentrés sur notre contenu vidéo.
Plutôt que de faire doublon, la partie voyage et découverte sera dorénavant traitée en vidéo et la partie pratique ici sous forme d’article blog
.

Voici au passage notre vidéo de Moorea.

La baie d’Opunohu

L’île est à une quinzaine de miles de Tahiti, la traversée a donc été assez rapide avec un vent portant favorable.
Nous sommes rentrés dans le lagon au niveau de la baie d’Opunohu. Voisine de celle de Cook, la passe Tareu est claire et bien balisée. Le décor grandiose avec de grands pitons et notamment le mont Rotui qui donne l’impression d’être tout petit.
Une fois la passe franchie, nous avons viré sur la gauche pour mouiller sur un fond de sable dans 4 à 5m face à la plage et la cocoteraie.

Carte de l’organisation des zones de mouillage.

Moorea n’échappe pas à l’ambiance actuelle avec une forte réglementation des zones de mouillage en Polynésie. La faute à la croissance du nombre de bateau qui rend parfois la cohabitation entre les populations locales, les touristes et les voiliers complexe.

Ainsi, depuis quelques mois, un plan d’organisation a défini des zones pour les mouillages de plus de 48h. Il est possible de rester à l’ancre moins de 48h dans tout le lagon, hormis les zones interdites (en rouge sur la carte).

Voici un lien assez complet sur la législation en vigueur.

Nous n’avons pas rencontré de difficultés particulières d’accueil à condition de respecter évidemment les habitants et de faire attention à l’épineux problème du dépôt des poubelles.

C’est donc dans ce mouillage magnifique que nous avons passé quelques jours. Il s’agit d’une bonne base de départ pour découvrir l’île.
La plage est très agréable, animée le week end, elle est beaucoup plus calme en semaine.
Il est possible de kiter dans la zone de mouillage, le vent est cependant assez instable et attention aux nombreuses patates de corail affleurantes surtout près du bord.
Il s’agit aussi d’une bonne base de départ pour randonner, nous avons gravi la montagne magique, une petite marche à l’ouest de la baie d’une vingtaine de minutes dont le point de vue vaut vraiment le coup.
On peut trouver un petit magasin au fond de la baie à 1,5miles en annexe pour refaire le plein de l’épicerie de base.
Nous avons déjeuné au restaurant de l’hôtel Hilton qui est accessible à condition de demander évidemment à l’accueil. Les tarifs restent dans les standards locaux et les plats sont de qualité.

Point de vue depuis la Montagne Magique.
Une baignade en bonne compagnie !

Nous avons opté pour la location de vélos électriques pour découvrir le tour de l’île. Nous n’avons fait que la moitié nord qui est la plus touristique, ce qui fait tout de même presque 60km, soit une bonne journée de sport !
L’autre option pour se déplacer reste le stop qui a permis d’aller au « Tiki village » où Anne Sophie et Chantal ont réalisé des ateliers paréos et tissage. Nous avons pu nous retrouver tous les quatre à l’hôtel Tipaniers pour déjeuner. La carte est elle aussi de qualité et les prix légèrement au dessus de ceux du Hilton.
L’accès à l’hôtel permet de profiter d’une jolie plage donnant sur le lagon. On peut y louer des kayaks ou des bateaux sans permis afin de faire le tour du motu en face ou d’aller sur le fond blanc se baigner avec les requins pointes noires et les raies grises. Nous avons choisi la dernière option pour une baignade très agréable, entourés de ces majestueux animaux au prix d’une heure de rame en kayak.
Cette plage est le meilleur spot de kite de l’île ; nous ne l’avons pas testé, cela sera pour une autre fois !

Mouillage de rêve à Haapiti.

Pour nos derniers jours à Moorea, cap sur l’ouest de l’île, à Haapiti, petit village avec une église assez reconnaissable. L’entrée se fait via la passe Matauvau en respectant l’alignement, le seuil à 7 mètres est rapidement franchi avec un léger courant sortant malgré les 1,5m de houle. Nous avons mouillé dans le lagon, en face du petit quai en pierre, à la limite du tombant. L’endroit est magnifique avec une nuance de couleurs du lagon et les montagnes en arrière plan.
Dans le village, vers le nord on trouve un snack simple mais correct, puis à 10 min de marche un magasin très bien achalandé.

Après quelques jours dans ce beau mouillage, les conditions météo semblaient se présenter optimales pour un départ pour Huahine.

Lors de notre tour à vélo de l’île, nous avions repéré le mouillage à l’est de l’île, près du SOFITEL qui semble très beau, une autre fois !



Dans le prochain article, une traversée express, la re-découverte des Firi-Firi et un gros coup de cœur.

Tahiti

‘Il Ora Na ! Après un passage rapide en métropole, nous avons pris un vol en direction de Papeete où nous avons posé nos valises pour les cinq prochains mois. Comme les parents d’Arthur y sont arrivés en bateau dans le cadre de leur tour du monde à la voile, nous y avons atterri début mai tous les quatre. La splendide île de Tahiti étant notre première découverte en Polynésie Française, nous partageons avec vous le meilleur de la Perle du Pacifique.


Le père d’Arthur sur le bateau hors de l’eau

Nous sommes arrivés le jeudi 5 mai au lever du jour à l’aéroport de Papeete après 24h de vol à travers les océans. Des musiciens ont accueilli les passagers de notre avion en jouant des airs de ukulele pendant notre attente à la sortie des douanes. Nous avons ensuite rejoint la marina où le bateau des parents d’Arthur avait passé les six derniers mois. Au programme de la journée : ménage, rangement et mise en place de ce qu’il fallait pour le faire caréner. Après une longue journée, nous avons passé la première nuit en Polynésie sur le bateau. Le lendemain matin, nous avons fait le tour de la baie au moteur afin de rejoindre le lieu de carénage. Tout est allé assez vite et le bateau était sorti de l’eau avant midi. Nous avions loué une voiture chez Éco Car à la sortie de l’aéroport, que nous sommes allés chercher afin de retourner en ville à Papeete. C’est proche d’une église que se trouvait l’Airbnb qui nous attendait pour les trois premiers jours pendant lesquels le bateau serait hors de l’eau. Nous étions ravis de découvrir un grand duplex très moderne et bien situé, idéal pour découvrir la ville. Après un premier déjeuner dans l’appartement, Arthur et moi sommes partis nous promener dans les rues de Papeete.


Papeete

Le street art dans les rues de Papeeted

Une commerçante tressant ses paniers au marché

La ville est bien plus grande et étalée que l’on ne l’imagine au premier abord. Au bord de l’eau a été récemment construite une splendide promenade regroupant verdure, fleurs, tikis (statues de bois) et aires de sport où de nombreux habitants se rendent avant et après le travail pour faire leur sport quotidien. Le long de cette promenade se trouve une route très fréquentée par les voitures, derrière laquelle la vie bat de son plein. Dans des rues vivantes et pleines de street art, touristes et locaux se croisent entre les cafés, boutiques de vêtements et stands du fameux marché. Moi qui aimais les marchés antillais, j’étais époustouflée à la découverte de celui de Papeete. Tout d’abord, on entre dans un bâtiment immense à étage. En bas, les différents types d’étalages sont regroupés entre eux : d’un côté, les fleurs en bouquets et en couronnes qui font planer une odeur de frangipaniers frais dans toute la halle. D’un autre, les célèbres perles tahitiennes sont mêlées aux articles tressés de l’artisanat local (sacs, chapeaux, etc…). Plus loin, les fruits, les légumes et les poissons locaux attirent les visiteurs. Enfin, à l’étage, les boutiques de souvenirs proposent un large choix de tee shirts, pagaies en bois et objets à ramener chez soi en souvenir de Tahiti. Le plus marquant, c’est la gentillesse et les sourires des gens. Partout, les tahitiens nous saluaient et nous souhaitaient un bon séjour ou nous proposaient même leur aide dès que nous avions l’air perdu. On comprend rapidement pourquoi certains ne veulent plus quitter la Polynésie !

En rentrant de notre promenade, nous nous sommes reposés dans notre logement avant de partir dîner à la Brasserie des Remparts, une brasserie française dans la ville, avec une famille de navigateurs qu’Arthur et ses parents avaient rencontré lors de leurs traversées.

Les costumes tahitiens lors des célébrations

Le lendemain matin, Arthur et moi avons enfilé nos baskets pour aller courir sur la promenade en bord de mer. Après une bonne course, nous sommes allés retrouver le bateau tous les quatre avec ses parents pour en peindre le dessous. Nous y avons appliqué deux bonnes couches de peinture pour le protéger lors des navigations, puis l’avons laissé sécher. L’après-midi, nous nous sommes laissé guider par la musique qui retentissait dans toute la ville depuis le bord de mer. Dans le grand parc de la promenade se tenaient des célébrations pour accueillir des pirogues arrivées d’Hawaï le jour même. Des chorales chantaient accompagnées de ukulélés, des hommes en tenues de guerriers procédaient à la cérémonie de bienvenue et des groupes de danse représentaient les coutumes de chaque archipel de Polynésie Française. Nous sommes restés les regarder tout l’après-midi et c’était incroyable que de pouvoir assister à ces spectacles dès notre arrivée sur place ! De retour à l’Airbnb au coucher du soleil, nous avons dîné et tenté de rattraper notre sommeil manqué à cause du jet lag.


Le tour de l’île en une journée

Les vitraux de la cathédrale de Papeete

Le dimanche matin, nous avions prévu d’assister à une messe tahitienne. En arrivant à la cathédrale de Papeete, nous avons découvert des vitraux splendides représentant les scènes de la Bible aux couleurs de Tahiti (la Vierge en paréo, les couronnes de fleurs aux cous des apôtres…). La messe si animée et joyeuse changeait bien de ce que nous connaissions en métropole ! À la sortie, nous avons acheté des confitures à des vendeuses en roulotte avant de prendre la route pour le Sud.

Les JO de surf en préparation

Nous nous sommes arrêtés à la plage de Taharuu à Papara. Il s’agit d’une longue plage de sable noir où tous se reposent et surfent pendant le week-end. Une famille voisine nous a laissé goûter à ses firi-firi, de célèbres beignets de coco qui sont dégustés le dimanche matin en Polynésie. Arthur est allé surfer parmi les habitants locaux et a fait une belle session après des mois sans glisser sur les vagues (les Antilles s’étaient bien prêtées au kite mais pas au surf !). Nous y avons passé quelques petites heures et y avons pic-niqué avant de poursuivre notre tour de l’île. Au bout de la presque île de Teahupoo, nous avons quitté la voiture pour nous promener jusqu’au point de vue donnant sur la vague mythique. C’est là que se dérouleront les Jeux Olympiques de 2024, à de bons milliers de kilomètres de Paris. En revenant à la voiture, nous avons dégusté de délicieux jus de fruits frais faits par une cap-verdienne sur le bord de la route. Ensuite, nous avons terminé le tour de l’île en nous arrêtant regarder les surfers prendre les vagues du Nord de Tahiti et après être monté sur les hauteurs de Papeete pour voir les très beaux quartiers résidentiels avec vue sur la baie. Ensuite, retour au logement, découverte d’une très bonne série Netflix, Les derniers tsars, et extinction des feux pour la journée.


Les dernières retouches avant la remise à l’eau

Le lundi matin, nous avons passé la matinée à remettre le bateau à l’eau et le reconduire à sa place au port de Papeete. Nous avons rendu les clés du logement en ville et avons repris notre vie à bord du bateau. Arthur et moi nous sommes promenés à Papeete l’après-midi avant de retrouver ses parents au port et d’aller dîner dans un restaurant au bord de l’eau le soir, le Meherio que je recommande si vous passez un jour par là !


Le Pic Vert

Pause pique-nique au pluviaumètre

Le lendemain, Arthur et moi avons profité d’avoir encore la voiture pour aller faire la randonnée du Pic Vert. Il s’agit d’une marche d’environ 6h très bien guidée et expliquée sur Tahiti Rando. La marche commence au pied d’un lotissement sur les hauteurs de Papeete, à vingt minutes seulement du port. Le chemin débute dans une nature tropicale et luxuriante. Puis en montant, on quitte l’humidité et la verdure pour traverser une longue forêt de pins secs. La transition est plutôt inattendue ! Ensuite, le chemin vous fait arriver sur les crêtes des sommets où il faut se frayer un passage entre les fougères assez coupantes (ce qu’ils disent dans l’article n’est pas une blague, il faut vraiment y aller en pantalon !) Au bout de deux bonnes heures à marcher sur les crêtes, un chemin boueux mène vers une montée qui fait arriver à un beau point de vue , le pluviomètre. C’est là que nous nous sommes arrêtés déjeuner et faire des vidéos avec le drone. Après une marche de nouveau parmi les pins, la randonnée se finit par une traversée du lotissement de maisons splendides avec vue sur la baie de Papeete, et qui donnent bien envie d’y passer des vacances !

Vue sur Moorea

Nous sommes revenus sur le bateau en milieu d’après-midi et les parents d’Arthur nous ont dit que le réparateur du rail de mât était passé, ce qui nous avançait bien dans les préparatifs pour la première navigation ! Le lendemain, nous avons passé la journée à préparer ce qu’il restait à faire : les courses et les voiles à monter. Nous avons aussi réservé une visite du centre de l’île en 4×4 pour le lendemain.


La route centrale de Papeno à Mataeia

Contemplation des anguilles

Le jeudi matin, nous avons tous les quatre retrouvé notre chauffeur pour la journée qui nous attendait devant la marina. Nous avons pris la route du centre de l’île, qui avait été construite à la demande de De Gaule suite à sa visite de Tahiti. La route est très escarpée et passe entre les plus hauts sommets de l’île. Debout à l’arrière du véhicule, nous observions les magnifiques paysages qui s’offraient à nous : des cascades à n’en plus finir, une nature sauvage, des lacs naturels et artificiels, les sommets rocheux couverts de verdure, et j’en passe.

La douche sous une cascade

Nous avons déjeuné au bord d’une rivière où nous nous étions baignés un peu plus tôt avant de découvrir qu’elle était pleine d’anguilles (mmmh la bonne surprise!) La baignade rafraîchissante dans ce cadre où nous avions l’impression d’être seuls au monde en valait tout de même bien le coup ! Lors de la descente en fin de journée, nous avons ramassé d’énormes fleurs d’hibiscus avant de prendre une douche naturelle sous une cascade basse, très accessible depuis la fameuse route. Après être revenus à la marina de Papeete, je suis partie courir le long de la superbe promenade avant de passer par les douches et de retrouver le reste de l’équipage pour dîner tous les quatre au restaurant. Épuisés de cette longue et belle journée, nous sommes retournés nous coucher dans le bateau avant le départ du lendemain pour l’île de Moorea.


Dans le prochain article : une première navigation réussie, une journée à vélo qui ne s’est pas passée comme prévu, la découverte de l’artisanat local et des fonds marins extraordinaires.

La remontée finale

Après deux beaux mois et demi de voyage en bateau, notre périple dans la Caraïbe touchait presque à sa fin. Nous avions effectué la descente de la Martinique à Grenade quelques semaines auparavant, mais nous n’avions aucune idée de ce qui nous attendait à notre retour, et nombreuses furent les surprises !


De Sandy à Island à Petit Saint Vincent

Petite Martinique

Notre retour vers le Nord a débuté un matin à Sandy Island. Après avoir quitté cette petite île de sable blanc et de cocotiers fins, nous sommes retournés à Tyrell Bay sur l’île de Carriacou afin d’effectuer nos formalités de sortie de Grenade. Une fois les documents signés, nous avons levé les voiles en direction de Morpion, une île minuscule au Nord des Grenadines. Nous avons tiré des bords entre Carriacou et Union Island avant de passer au large de Tobago Cays (voir notre article sur les Grenadines). Soudain, un petit rond de sable clair est apparu au milieu de l’eau : Morpion. Nous étions partis en même temps que nos amis Franco-danois et y sommes arrivés au même moment après des stratégies de navigation différentes. En rapprochant nos bateaux de Morpion, eux nous ont dit qu’ils resteraient à l’ancre devant l’îlet pour y déjeuner. Comme nous avions trop peu de chaîne pour nous ancrer dans les fonds au dessus desquels nous nous trouvions et comme la mer y était agitée, nous leur avons fait nos adieux avant d’aller nous abriter un peu plus haut. Morpion se trouve au Sud Ouest de Petit Saint Vincent, une petite île à la forme du réel Saint Vincent caribéen. En face se trouvait Petit Martinique, à une petite centaine de mètres seulement. Cette dernière ayant, elle, la forme de l’île française en version miniature, semble être une île d’habitation pour les locaux. De son côté, Petit Saint Vincent regroupe de magnifiques resorts sur toute sa superficie et aucun accès à la plage n’est possible sur l’île. Nous nous sommes mis au mouillage, à l’ancre, dans les fonds turquoise qui séparent les deux îles. Quelques bateaux de location nous entouraient mais le mouillage était tranquille et son cadre exceptionnel. Nous avons longé la baie en kayak et nous sommes baignés dans l’eau magnifique qui nous entourait jusqu’au coucher de soleil. Ensuite, dîner à bord pour écouler les stocks de nourriture, puis extinction des feux.


De Petit Saint Vincent à Cumberland

Pearly ancrée à Cumberland

Le matin suivant, j’ai préparé des crêpes pour le petit déjeuner que nous avons dégustées avec des fruits frais pour prendre des forces avant la navigation. Le temps était avec nous, puisqu’il faisait beau et que le vent nous poussait assez pour une arrivée prévue en fin d’après midi à Cumberland. Nous avons eu beaucoup de difficultés à avancer entre Savane Island et Bequia, puis entre cette dernière et Saint Vincent. Enfin, aux alentours de 17h, nous sommes arrivés dans la baie de Cumberland qui nous avait été fortement recommandée par d’autres navigateurs. Le mouillage était déjà bien rempli et il nous fut difficile de trouver une place pour Pearly. Comme le fond de la baie passait brutalement à une dizaine de mètres de profondeur, il nous fallut poser l’ancre à l’avant du bateau et mettre son arrière dos à la baie pour l’attacher avec un bout à un cocotier sur la plage. Ainsi, le bateau était immobile et la dérive ne pouvait toucher le fond rocailleux. Des Saint Vincentais sont venus nous aider à la rame dans nos manœuvres en échange de quelques dollars caribéens. Il nous a fallu en tout presque une heure et demi pour être enfin tranquilles avec le bateau solidement attaché dans la baie. Enfin, nous avons pu profiter du cadre exceptionnel qui nous entourait. Sur la plage de sable noir se tenaient deux petits restaurants qui avaient l’air fermés. Au dessus des habitations, une végétation d’une verdure impressionnante surplombait la baie et nous rappelait la Dominique. Nous avons dîné sur le bateau avant de réfléchir à l’organisation des deux jours restants sur Pearly et de nous endormir dans un grand calme.


De Cumberland à Cochon Bay

Une dorade on ne peut plus fraîche !

Le lendemain matin, j’ai préparé le déjeuner en même temps que le petit déjeuner pour avoir une casserole prête pour midi lors de la traversée. Nous visions Sainte Lucie en espérant arriver aussi haut que possible sur l’île afin de nous avancer un maximum vers la Martinique. Nous avons levé les voiles aux alentours de 9h après avoir décroché l’arrière du bateau du cocotier auquel il était attaché. Ensuite, nous avons lentement remonté la côte sous le vent de Saint Vincent avant d’emprunter le canal de Sainte Lucie. Le vent était plus fort que prévu et la navigation fut un peu pénible. Aux alentours de midi, nous avons commencé à déjeuner en voyant au loin les premières habitations de Sainte Lucie. Soudain, la ligne qui était à l’eau s’est mise à tirer et Arthur s’est rué dessus pour la remonter de l’eau. Une magnifique dorade coriphène d’environ 1m de long et 6 kg y avait mordu. Nous l’avons gardée à nos pieds le reste de la traversée jusqu’à Sainte Lucie. En y arrivant, des habitants locaux sont venus en kayak nous demander la tête et un filet de la grosse bête, que nous leur avons donné avec plaisir comme nous avions à manger pour des jours de cette grosse dorade. Je l’ai cuisinée à la poêle avec des cives et des légumes, et nous avons profité de ce bon dîner à bord avec les dernières bières fraîches qu’il nous restait.


De Cochon Bay au Marin

Pour notre dernier petit déjeuner sur Pearly, une crêpe party s’est imposée au lever du jour. Autour de nous, des pêcheurs Saint-Luciens avaient lâché leurs filets tandis que nous mangions et nous nous sommes retrouvés bloqués au milieu de leur sène. Après quelques manœuvres, nous avons réussi à en sortir grâce à leur aide, et avons pris le large en visant notre point de retour, la marina du Marin en Martinique. De nouveau comme lors de toutes nos remontées, nous avons eu un vent instable qui nous a compliqué la tâche pour maintenir notre cap. À environ une heure de l’arrivée, nous avons vu une baleine à bosse sauter devant nous. Un spectacle court mais incroyable pour une belle fin de voyage !

Pearly en bonne compgagnie

Une fois arrivés au Marin, la capitainerie nous a guidés vers la bouée qui attendait Pearly et nous y avons bien attaché le bateau pour la saison cyclonique à venir. Nous avons commencé le rangement et le ménage dans la cabine avant que le soleil ne se couche, puis nous avons profité des restes de poisson pour un dernier dîner sur notre petite Pearly.

Le jour de quitter le bateau était arrivé. Nous avons passé la matinée à finir le rangement, faire nos valises comme on le pouvait malgré le manque de place, puis à sécuriser Pearly pour les six mois où « elle » allait rester seule dans cette grande marina. Nous avons ensuite fait des lessives sur le quai tout en déjeunant en bord de mer, en attendant le taxi qui nous emmènerait chez notre amie Diane qui nous accueillait pour la nuit. Après une splendide soirée passée à Schoelcher en sa compagnie, nous avons profité d’une dernière nuit de sommeil avant le départ pour la métropole.

C’est là que se termine notre aventure dans les Caraïbes et que s’ouvre une nouvelle page, celle de la Polynésie que nous allons explorer au cours des cinq prochains mois. Nous sommes très heureux d’avoir vu que vous nous suiviez dans ce périple et vous promettons de beaux récits de voyage à l’autre bout de la planète !

Arthur et Anne-Sophie

Grenade

Arrivés à la fin de notre passage aux Grenadines, nous avions assez de temps devant nous pour passer une semaine à Grenade ou bien prendre le temps de visiter Saint Vincent en remontant vers la Martinique. Nous avons choisi la première option et ce fût notre meilleure décision, nous vous racontons pourquoi.

Carriacou

Au départ de Chattham Bay dans les Grenadines, nous avons fait cap sur Carriacou où nous sommes arrivés en tout juste une heure de navigation. Pour imaginer, Grenade est composée d’une île principale et de Carriacou, sa Corse en quelque sorte, qui se trouve plus au Nord. Nous avons baissé les voiles à Tyrell Bay, une célèbre baie bien abritée du vent où de nombreux navigateurs laissent leurs bateaux pour la période cyclonique. Nous nous sommes ancrés près du couple que nous avions rencontré à Bequia et déjà retrouvé plusieurs fois jusqu’à Carriacou, et les avons rejoints pour boire un verre au Crazy Beach Corner. Nous sommes finalement restés dîner tous les deux sur cette petite terrasse en hauteur au dessus de l’eau où le propriétaire s’est lancé tout seul dans un karaoké de country. Ça peut paraître inattendu, mais les grenadins écoutent pas mal de country music, de ce que nous avons remarqué pendant notre séjour. Nous avions prévu de partir le lendemain pour l’île principale en Ferry pour ne pas perdre de journées de navigation alors qu’il ne nous restait qu’une semaine dans les Caraïbes.

Les petits commerces de Tyrell Bay

Le jour du départ, nous avons fait notre clairance d’entrée à l’ouverture (il faut y aller dès 8h si l’on veut repartir avec nos papiers moins de deux heures plus tard), puis nous sommes allés nous promener dans le village de Tyrell Bay, qui ressemblait un peu à celui de Port Elizabeth à Bequia ( voir l’article des Grenadines ). Comme la zone d’embarquement des ferries avait l’air bien fermée, nous avons appelé la centrale de l’entreprise qui les gère pour savoir si le notre partirait bien ce jour là, et on nous a dit que les trajets étaient annulés au minimum pour les trois jours suivants. Nous sommes donc rapidement retournés sur le bateau pour le préparer à partir, comme nous avions réservé un Airbnb pour deux nuits à Saint Georges. Nous avons quitté la baie aux alentours de midi et entamé la navigation pour notre point de voyage le plus au Sud. Il faut savoir que Saint Georges se trouve à une centaine de kilomètres du Venezuela, donc nous nous éloignions bien de la Martinique où nous devions rentrer moins d’une semaine plus tard ! Arthur avait mis la ligne de pêche à l’eau et, devinez quoi, pour la première fois en deux mois, un poisson y a mordu le long des côtes de Grenade ! Nous avons remonté un joli petit thon que nous avons préparé en filets à emporter à l’Airbnb. Enfin par « nous », j’entends plutôt « Arthur » parce que j’étais trop occupée à hurler en me bouchant les oreilles pendant qu’il gérait la bête ! En arrivant dans le port de la capitale, nous avons appelé la marina pour savoir s’il y restait des places. Comme il y en avait une pour Pearly, nous avons laissé le bateau à quai, sommes vite sortis faire quelques courses pour trouver des accompagnements à ajouter au poisson et avons pris le bus pour Four Roads. C’est le nom du quartier où nous séjournions, et où nous sommes arrivés en à peine 10 minutes depuis la marina. Une fois les bagages déposés dans le logement spacieux que nous avions pour les deux nuits à venir, j’ai cuisiné le thon en tartare et nous nous sommes régalés de cette pêche si attendue !


Saint Georges

Notre quartier, Four Roads

Au lever du jour à Saint Georges, les coqs chantaient et l’activité quotidienne se faisait entendre depuis le balcon de notre logement. Nous sommes sortis assez tôt sous un temps gris et pluvieux pour trouver une boulangerie où manger un petit déjeuner. Comme le concept de boulangerie n’est pas très culturel dans les Caraïbes, nous sommes tombés sur un petit restaurant qui proposait comme « breakfast » du poisson grillé, et des bananes frites, où nous nous sommes installés pour manger en cherchant sur internet un programme pour la journée dans la ville. En sortant, nous avons pris la rue du bord de mer. Là -bas, des habitants se regroupaient devant les étalages du marché au poisson. D’autres attendaient leur bus à la grande gare routière qui longe le port. Les écoliers marchaient en ligne vêtus de leurs uniformes aux couleurs de leurs écoles. Nous avons immédiatement senti une atmosphère dynamique dans la ville, bien plus que n’importe où ailleurs dans la Caraïbe.


En bas de la colline du Fort se trouve la House of Chocolate. Il s’agit d’une fameuse boutique qui vend des chocolats grenadins, des gâteaux dans une partie salon de thé ainsi que des accessoires de mode faits d’artisanat local. D’un côté de la boutique, une partie est dédiée au chocolat de Grenade et à sa production. L’île est connue pour ses épices, dont notamment sa noix de muscade qui figure sur son drapeau et qui est représentée à tous les coins de rue dans la ville de Saint Georges. La propriétaire du lieu nous a fait déguster les différentes sortes de chocolats épicés produits sur l’île, qui furent un régal. Après y avoir fait quelques achats pour nos familles, nous sommes sortis poursuivre notre promenade sous la pluie. Nous avons longé le bord de mer jusqu’à la marina pour prendre des tenues de rechange sur le bateau, en nous arrêtant sous chaque toiture présente sur notre passage pour nous abriter de la pluie qui était assez forte. En milieu de journée, nous sommes revenus au niveau de la gare routière, où se trouve un grand mall rempli de commerces pour les touristes débarquant de leurs bateaux de croisière. Nous nous y sommes rapidement perdus et avons vu par hasard une pizzeria à la sortie où nous nous sommes arrêtés pour déjeuner.

Dans le marche couvert

Après une longue pause passée à appeler nos familles, nous avons profité d’un ciel un peu moins couvert pour monter sur le fort. Là haut, une belle vue s’offrait à nous sur la capitale grenadine. Les restes du fort étaient recouverts d’arbres et de plantes tropicales donc la visite fût rapide. Comme le marché aux épices nous avait été chaudement recommandé par d’autres voyageurs, nous avons pris sa direction avant qu’il ne ferme dans l’après midi. Sur une grande place, des cabanes vertes aux volets en bois présentaient de l’artisanat local. D’autres, des épices. Moi qui aime cuisiner et utiliser de nouvelles saveurs, je me suis dirigée vers un petit stand d’épices, où le vendeur m’a fait découvrir les billes de cacao. Il était adorable et nous a aussi expliqué comment était utilisée la muscade dans les différents plats locaux. Nous avons adoré ce passage au marché !

Une bonne excuse pour manger du chocolat !

Comme nous étions dans le thème du chocolat, nous sommes retournés à la House of Chocolate pour le goûter. La propriétaire nous a servi des boissons chaudes et de bons desserts faits avec des produits locaux. Bien installés dans une adorable petite partie « salon de thé », nous avons programmé notre journée du lendemain et réservé une voiture pour pouvoir faire le tour de l’île avant de repartir à Carriacou deux jours plus tard. Fatigués de cette longue journée de marche et de visites, nous sommes retournés à l’Airbnb en début de soirée, où il nous restait encore de beaux filets du poisson pêché la veille. Nous avons profité d’une bonne douche d’eau chaude avant l’extinction des feux.


Le tour de Grenade en une journée

La petite cascade d’Annandale

Notre deuxième réveil à Grenade, nous avons pris un petit déjeuner à l’Airbnb et sommes montés dans le premier bus qui passait pour nous rendre chez le loueur de voitures qui se trouvait au dessus de la marina. Une fois sur place, un petit 4×4 nous attendait, qui était en très bon état, et dans lequel le loueur nous a emmenés jusqu’au bureau de police où Arthur a effectué sa demande de permis provisoire pour conduire sur l’île. Ensuite, nous avons pris la route en direction des Annandale Falls. Ce sont les cascades qui nous avaient été le plus recommandées, et qui se trouvent à la sortie de la capitale. Là-bas, il faut passer par un petit marché couvert rempli de souvenirs locaux avant d’accéder au chemin qui mène à la cascade. Après une très courte marche sur un sentier entouré de palmiers et magnifiques arbres tropicaux, nous sommes arrivés à la cascade principale qui est assez petite et qui domine un bassin dans lequel les visiteurs peuvent se baigner. Nous y avons passé un rapide moment avant de retourner à la voiture et prendre la direction du Nord pour nous arrêter au parc national.

Le debut de la marche des Seven Sisters

Sur place, des commerçants accueillaient les touristes dans leurs boutiques souvenirs. Une maison construite en hauteur offrait un point de vue sur les environs et le Grand Étang Lake, un lac connu au cœur de l’île qui est entouré d’une belle végétation. Nous avons ensuite repris la voiture pour rejoindre le départ du sentier menant aux Seven Sisters. Il s’agit de sept cascades qui se superposent dans une nature tropicale et que l’on découvre après une bonne demi-heure de marche dans la boue. Le trajet en valait le détour, puisque les cascades étaient splendides et nous étions les seuls à nous y trouver !

De belles cabosses de cacao

Nous avons ensuite repris la marche du retour pour retrouver la voiture et nous rendre à Belmont Estate, que j’avais vu sur Maps comme « attraction touristique ». Nous ne savions pas ce qui nous attendait et nous n’avons pas été déçus ! Belmont Estate est le nom du domaine sur lequel est produit le chocolat de l’île. Nous avons visité les lieux de traitement du cacao et assisté aux différentes étapes de production du chocolat de très près. Le personnel qui y travaille était adorable et nous a même fait toucher les fèves en fermentation. Une fois dans la boutique, nous avons aussi eu droit à une dégustation des chocolats Belmont et en avons pris un de chaque tellement ils étaient bons !

Comme l’après midi avançait, nous avons commencé à redescendre la côte Est pour rejoindre le Sud. Nous avons traversé de jolis villages colorés, toujours aussi vivants, jusqu’à l’arrivée à Magazine Beach, une jolie longue plage près de la pointe de l’île. Nous nous sommes installés sur la terrasse d’un petit bar de plage pour goûter à des cocktails locaux en regardant le coucher de soleil. Une fois ce dernier couché, nous sommes retournés à la marina où nous attendait le bateau. Nous y avons pris nos douches et je dois dire que les cabines de douches étaient extrêmement grandes et propres ! Ensuite, nous avons dîné au restaurant de la marina avant de dormir sur le bateau.

Au depart de Grenade

Le dernier matin à Grenade, je suis partie tôt pour courir jusqu’au bout du port avant de revenir avec le petit déjeuner. Il était 7h et il faisait déjà une chaleur difficile à supporter, mais le sport m’a fait beaucoup de bien ! Nous avons mangé sur Pearly et sommes retournés rendre la voiture à l’agence de location avec laquelle tout s’est très bien passé. Si vous allez un jour à Grenade je vous recommande de passer par Hillview Apartments and Vehicle Rentals pour louer une voiture. Ensuite, nous avons repris le bus direction le bateau et avons quitté Grenade pour naviguer jusqu’à Tyrell Bay, sur l’île de Carriacou, d’où nous étions partis deux jours plus tôt. Nous y sommes arrivés après 6h de navigation sous un grand soleil. Au programme pour le lendemain : la magnifique Sandy Island qui appartient aussi à Grenade et qui se trouve à quatre milles de Tyrell Bay.


Sandy Island

Un magnifique lieu de lecture

Nous avons quitté la baie de départ tôt le matin et sommes rapidement arrivés à Sandy Island. Quatre bateaux étrangers se trouvaient sur le mouillage donnant l’accès à la petite île et nous avons rapidement trouvé une bouée. Arthur a profité du beau temps pour faire du kite-foil tandis que je lisais sur la plage. Sandy Island est une toute petite île de sable blanc et de cocotiers, totalement inhabitée, mais tout à fait accessible aux visiteurs. Des bateaux font des allers retours entre un restaurant de la rive d’en face (Carriacou) et la plage paradisiaque pour emmener les vacanciers d’un point à l’autre rapidement. Nous avons donc vu du monde passer mais assez peu pour que la journée soit parfaite. Vers midi, comme le vent était inconstant, Arthur a fini sa première session et m’a rejointe sur la plage. Un couple est venu nous parler. L’homme était français et sa compagne danoise, l’occasion de reparler anglais en cette fin de voyage. Comme nous nous sommes bien entendus, nous nous sommes donné rendez-vous le soir au restaurant d’en face pour dîner ensemble.

Vue sur Pearly depuis la serviette

Arthur et moi sommes retournés sur le bateau pour déjeuner, avant d’aller de nouveau sur la plage reprendre nos activités du matin : kite pour lui et session hiit et lecture pour moi. En fin d’après-midi, nous avons ramené nos affaires sur Pearly en attendant que le bateau du restaurant vienne nous chercher pour nous y emmener. Le lieu était splendide : sur la plage, des petites tables et bancs en bois étaient installés, les bougies étaient allumées, tout était prêt pour recevoir les visiteurs de chaque bateau. Nous avons dégusté un délicieux repas en parlant du Danemark et d’expériences de navigation avec le couple Franco-danois. Une fois le dîner terminé, le bateau du restaurant a ramené chaque client sur le sien pour la nuit. C’était notre dernière soirée avant le début de la remontée vers la Martinique, et nous étions aux anges après un merveilleux séjour sur les îles de Grenade, pour lesquelles nous avons eu un véritable coup de cœur.

Dans le prochain article : 12h entre deux bouts de paradis, une nouvelle surprise en mer, des sauts de baleine et une préparation à la période cyclonique qui approche.

Les Grenadines

« Welcome to paradise ! », nous disaient les habitants de Bequia lors de notre arrivée aux Grenadines. Rien que la vue de la baie était déjà prometteuse, et nous n’étions pas au bout de nos surprises. Nous vous emmenons dans nos aventures sur ces îles fabuleuses.


Des promeneurs à Port Elizabeth

Le lendemain de notre arrivée, nous avons rapidement voulu effectuer les démarches d’entrée aux Grenadines avant les venues massives de touristes dans les bureaux des douanes. Arthur m’a nommée capitaine sur les papiers, donc c’est moi qui y suis allée. Un taxi boat qui vendait aussi des baguettes et des croissants m’a emmenée à la première étape, celle des Health Autorities, qui se trouvait très logiquement dans un restaurant tout au bout de la baie. Sur place, la propriétaire m’a expliqué qu’elle ne pouvait rien faire tant qu’une professionnelle ne venait pas s’occuper de moi. J’ai retrouvé un numéro sur la confirmation du Sail Clear, le formulaire en ligne que nous devions faire avant l’arrivée. Une femme m’a dit au téléphone qu’elle arriverait pour m’aider et a fait les premières démarches avec moi. La propriétaire du lieu était partie depuis longtemps et je n’ai jamais vraiment compris le passage obligatoire par son restaurant, mais bon, ces îles sont souvent surprenantes ! Ensuite, retour sur le taxi boat qui m’a emmenée aux douanes. Tous les bureaux avaient été déplacés dehors sur la rue à cause d’une coupure d’électricité générale sur l’île. Je ne vous décris pas l’attente au soleil en fin de matinée, mais comme il n’y avait pas trop de monde j’ai effectué l’ensemble des démarches en moins de 2h. Petit conseil si vous y passez un jour, les taxes à payer pour visiter l’île sont beaucoup plus onéreuses lorsque vous faites vos démarches un dimanche.

L’artisanat de Bequia

Ensuite, retour sur le bateau, où Arthur avait bricolé toute la matinée pour changer les trappes des flotteurs qui fuyaient jusque là. Nous avons déjeuné sur Pearly avant de nous rendre sur terre pour enfin découvrir Bequia, qui se prononce « Bequway ». En déposant le kayak au ponton, nous sommes arrivés sur la rue principale de Port Elizabeth, dans laquelle se trouvent de nombreux commerces et petits marchés. À notre gauche, la baie se remplissait d’heure en heure de bateaux de charters. De l’autre côté de la rue se trouvait une jolie petite église colorée, puis un glacier, et des stands de fruits et légumes frais. Nous avons longé la baie jusqu’à Old Fort. Sur le trajet, des habitants discutaient avec nous tandis que des enfants jouaient au football sur la plage dans le soleil. Plus nous montions vers le Fort, plus nous croisions de chèvres et plus les maisons étaient colorées et remplies d’enfants.

En arrivant au Fort, je m’approchai d’un joli frangipanier avant de remarquer les magnifiques chenilles « rasta », typiques des Caraïbes, qui le peuplaient. De là haut, nous avions un joli point de vue sur l’île, dont la forme de la baie et les couleurs nous rappelaient un peu les Saintes. Nous sommes ensuite redescendus pour longer la côte dans l’autre sens afin d’arriver à Princess Margaret Beach, la grande plage de Bequia prisée par les hôtels et les vacanciers. Comme il faisait une grande chaleur, nous avons pris des boissons fraîches en regardant le soleil se coucher depuis la plage. Ensuite, nous sommes retournés sur Pearly avant de prendre un apéritif chez nos voisins de bateau français qui nous avaient très gentiment invités à bord. Comme ils avaient beaucoup voyagé, nous avons eu le plaisir d’écouter leurs histoires plutôt insolites autour de délicieux planteurs. Nous sommes ensuite tous les deux allés dîner dans un restaurant au bord de l’eau, chez Mac’s Pizza & Kitchen, que je ne recommande pas forcément. Nous avons attendu presque une heure pour avoir nos plats et dans l’attente, les employés vidaient et nettoyaient le restaurant sur le point de fermer. Comme les plats furent bons malgré tout, nous sommes retournés sur Pearly très heureux de cette belle première journée sur l’île.

Vue sur la baie depuis Old Fort

Le lendemain matin, le taxi boat est passé nous vendre du banana bread à bord et, pour en avoir goûté plusieurs fois aux Grenadines, ce sont des masters du gâteau ! Une fois à terre, nous avons cette fois monté les collines de Bequia de sorte à voir les îles Grenadines au Sud. Au bout d’environ 30 min de marche, une vue splendide sur Mustique, Mayreau et Union au loin s’offrait à nous. En redescendant au centre de Port Elizabeth, nous avons déjeuné au Maria’s Café , un petit restaurant sur une terrasse en hauteur qui donne sur la rue passante. La nourriture y est très simple et le service agréable. Ensuite, nous avons fait des courses au petit supermarché juste à côté avant de les déposer sur le bateau. Une fois le tout rangé dans Pearly, direction la plage de la veille où nous avons pris un verre au seul bar-terrasse qui s’y trouve et où nous sommes restés jusqu’à ce que la pluie nous chasse. N’ayant toujours pas appris de nos erreurs, nous sommes retournés au Mac’s Pizza & Kitchen commander une pizza à emporter, que nous avons attendue une heure et qui n’était finalement pas celle que nous avions demandée. Mais bon, on se fait aux surprises locales ! Nous avons passé une bonne dernière nuit à Bequia avant de partir le jour suivant pour Canouan.


Canouan

Afterkite sur la plage de Canouan

Pour s’y repérer, au Sud-Est Bequia se trouve Mustique, une île de resorts, puis Petit Mustique et enfin Savane Island. L’idée d’origine était d’aller voir cette petite île et de s’y ancrer quelques heures avant de partir pour Canouan, plus au Sud encore, le soir. Heureusement, nous sommes partis tôt ce matin là et avons eu le temps de rejoindre notre destination finale de la journée après avoir constaté que le mouillage de Savan Island était impraticable. En arrivant à Canouan, nous sommes partis nous promener sur les hauteurs de l’île pour trouver un bon endroit pour une session de kite le lendemain. Des habitants adorables sont venus à notre rencontre, qui avaient beaucoup voyagé dans la Caraïbe et avaient pas mal navigué, ce qui avait été rare parmi les locaux rencontrés jusque là. Très vite, une petite chienne très mignonne s’est mise à nous suivre à travers la ville, puis jusqu’à la plage. Elle y est restée avec nous jusqu’au bout et nous a suivis dans notre longue marche jusqu’au kayak, après avoir égayé notre fin de journée. De retour sur notre immense annexe, nous sommes allés voir un bateau ancré derrière nous qui portait un drapeau tchèque. Étant à moitié leur compatriote et comme il est rare de voir des tchèques faire de la voile, j’étais bien curieuse de savoir sur quelle rivière ils s’étaient entraînés chez eux avant d’aborder la Caraïbe ! Les mouillages sont vraiment remplis de personnes venant de partout dans le monde, et ça nous vaut de belles rencontres ! Ensuite, retour sur Pearly pour assister à un magnifique coucher de soleil, une Hairoun à la main (la bière locale à Saint Vincent).

La splendide baie de The Pool

Le jour suivant, nous sommes partis tôt pour la plage de la veille au Nord de l’île. Là bas, nous étions seuls au monde, ce qui fût idéal pour Arthur en kite ! De mon côté, je faisais mon sport quotidien en suivant les vidéos de Pamela Reif que je profite de suivre dans des cadres paradisiaques avant le retour au tapis de yoga sur le carrelage ! Après une matinée sportive, nous sommes retournés au village près du kayak et avons déjeuné dans un petit snack au bord de l’eau, aux couleurs Saint Vincentaises. Nous avons ensuite préparé le bateau à descendre vers Tobago Cays.


Tobago Cays

Il s’agit d’un petit archipel de quatre îles très rapprochées les une des autres, où les vacanciers se reposent sur de splendides plages de sable blanc tandis que les kiteurs profitent de naviguer dans l’eau turquoise entre les îlets. Nous y sommes arrivés un mercredi et étions loin d’être seuls dans la baie, surtout remplie de bateaux de charters. Il paraissait qu’il y avait eu plus de monde encore la veille mais la baie commençait à se vider.

Le kiter passant entre les îlets

Pearly était à peine accrochée à la bouée que des locaux sont venus dans leurs bateaux à moteurs nous proposer de nous joindre à la soirée barbecue sur la plage pour dîner. A 18h (les habitants des Grenadines vivent tres tôt) l’un d’eux est venu nous chercher et nous a placé sur une table avec un couple franco-allemand de notre âge. Pour imaginer la scène, de grandes tables sont placées partout sur la plage et bien espacées les unes des autres, donc si l’on veut faire des rencontres il vaut mieux demander à rejoindre d’autres personnes. Les restaurateurs ainsi que les rangers arrivent chaque jour en bateau de Union Island, une autre île grenadine, et s’attellent à préparer le lieu pour le dîner ainsi qu’à y amener des vacanciers, avant de rentrer chez eux tard le soir puisqu’il est interdit de passer la nuit sur les îles inhabitées de Tobago Cays. Les restaurateurs nous ont rapidement servi de délicieuses langoustes grillées au barbecue ainsi qu’une variété d’accompagnements. Après un délicieux dîner, nous sommes retournés sur Pearly. Le jour suivant, nous nous sommes mis au mouillage plus exposé, où nous nous sommes retrouvés parmi les kiters. Pendant que je me baladais sur un bel îlet et faisais mon sport quotidien, Arthur passait en kite dans tous les coins pratiquables de la baie. Nous avons ensuite déjeuné sur Pearly, entourés de bateaux de charters, avant de retourner au mouillage de la veille. Là bas, nous avons retrouvé le couple de français de Bequia à qui nous avons proposé d’apporter le dîner à bord de leur monocoque le soir. Après une bonne soirée, nous avons profité d’une dernière nuit à Tobago Cays, sous un magnifique ciel étoilé.

Pour notre dernière matinée sur place, Arthur a préparé son matériel de kite foil et nous sommes allés sur une autre plage que la veille. Pendant que nous traversions l’île, les rangers déjà arrivés ratissaient la plage pour y enlever les feuilles tombées des arbres. Étrange, sans doute fût-ce à la demande du super yacht arrivé la veille dans la baie. Bref, nous avons poursuivi notre chemin jusqu’à la plage déserte d’où Arthur est parti en kite foil tandis que je lisais et appelais ma famille. Vers midi, nous sommes retournés au bateau et avons assisté à une scène aussi étrange que ridicule : les petites mains du super yacht avaient installé à leurs « maîtres » un coin de jeu et de déjeuner avec des paravents pour les isoler du reste de la population sur la plage. Tout le monde les regardait et eux ne voyaient personne ! Étrange comme vacances…


Mayreau

Salt Whistle Bay vue du bateau

Aux alentours de midi, départ pour Mayreau, l’île qui se situe à une trentaine de minutes de voile de Tobago Cays. En arrivant à Salt Whistle Bay, le mouillage le plus recommandé à Mayreau, nous avons admiré la beauté d’une longue plage sur laquelle des paréos étaient exposés sur des cordes à linge, des restaurants accueillaient les habitants locaux en after work et des vacanciers se promenaient. Après quelques coups de rame, nous sommes arrivés à terre. En marchant vers le fond de la baie, nous avons découvert un point de vue splendide sur les îles où nous étions la veille. Comme nous cherchions un distributeur de monnaie et un supermarché pour faire quelques courses, nous nous sommes dirigés vers le village. Pour y aller, la marche est assez longue et surtout pentue ! C’était l’après-midi et il faisait chaud. Nous avions eu la chance de rencontrer des habitants très accueillants et souriants sur les îles précédentes et avons été surpris de constater qu’il était difficile d’obtenir une réponse à un « bonjour » sur cette île, en dehors de la plage à touristes. D’un autre côté, l’île nous a marqués de sa pauvreté, ce qui peut expliquer que les vacanciers arrivés en bateau puissent ne pas être les bienvenus.

En profonde discussion au restaurant

Si vous passez un jour par Mayreau, sachez qu’il n’y a pas de distributeur et que seul un petit supermarché accepte la carte. Nous y avons fait des provisions pour les jours à venir, puis sommes revenus sur la plage où nous avons rencontré le propriétaire d’un des restaurants de bord de mer qui nous a demandé si nous voulions allez dîner chez lui. Nous lui avons répondu que nous viendrions avec plaisir, puis avons déposé les courses sur le bateau, pris nos douches et avancé dans nos articles de voyage avant de nous y rendre. En arrivant, il ne se souvenait déjà plus de nous et n’avait rien à nous proposer. Il nous a dit de quand même nous installer le temps de nous réchauffer des pâtes qui avaient encore la forme du Tupperware dans lequel elles avaient dû reposer quelques jours ! En revanche, les planteurs que le propriétaire nous a servis étaient délicieux. Lui n’étant pas très aimable, nous avons été ravis d’accueillir son cousin assez drôle à notre table le reste du dîner. Comme il avait dû bien fumer toute la journée et que le volume de la musique était au maximum, nos discussions n’avaient aucun sens mais nous avons malgré tout passé un bon moment pour finir cette journée sur une note positive.

Le lendemain matin, nous avons fait voler le drone pour avoir de beaux plans sur Mayreau avant de préparer le bateau à repartir en direction de Union Island.


Union Island

Les habitations de Clifton

Nous sommes arrivés à Union en début d’après midi, au mouillage de Clifton, la ville principale de l’île. La baie, permettant un accès facile à la ville et à des cours de kite, était remplie de bateaux de charters. Une fois dans la petite ville, nous avons enfin trouvé un distributeur, puis fait un tour des lieux. Clifton est composée de deux longues rues remplies de commerces et de petites cabanes de primeurs. Les locaux discutent sur leurs chaises en plastique et accostent les touristes pour leur proposer des petits services (les guider dans la ville, porter leurs courses, etc…). Nous avons acheté du délicieux pain dans une boulangerie au bout de la ville avant de refaire des pleins pour le reste du séjour dans les Grenadines. En rentrant sur le bateau, il était assez tard. Nous avons passé la soirée à regarder les vidéos prises récemment pour commencer les derniers montages (vous pouvez d’ailleurs trouver nos vidéos en cliquant sur ce lien). Ensuite, extinction des feux avant le lendemain. Le jour suivant, nous sommes retournés à terre le matin pour effectuer notre clairance de sortie des Grenadines puisque nous voulions nous rendre à Grenade deux jours plus tard. Une fois les démarches faites, nous sommes retournés sur Pearly pour rejoindre une baie qui nous avait été fortement recommandée, celle de Frigate.

Session sport à Frigate Bay

Nous avons attrapé un corps mort gratuit à Frigate Bay aux alentours de midi. Très vite, des voisins de bateau sont venus nous parler de leurs aventures en mer et nous poser des questions sur Pearly. L’ambiance était agréable à Frigate Bay. Comme il ne s’agit pas d’un lieu très touristique, peu de bateaux de charters s’y rendent. Nous étions surtout entourés d’amoureux de la mer et du kite, résidant sur leurs bateaux personnels. Après un bon déjeuner à bord, Arthur a préparé son matériel de kite, gonflé son aile et a décollé du bateau pour faire du kite foil. Pendant ce temps là, j’avançais sur mes projets personnels, bien abritée sous le taud. Ensuite, nous sommes allés sur la plage en face. Le cadre était splendide : un banc de sable assez étroit séparait la mer en deux. D’un côté, nous voyions les îles de l’Est des Grenadines, de l’autre, la partie Nord de Union Island. Au-dessus de la baie, des ailes de kite de toutes les couleurs volaient dans le soleil. Arthur s’est installé sur la plage avec sa liseuse pendant que je faisais mon sport quotidien. Nous sommes restés sur ce bout de sable jusqu’au coucher du soleil avant de dîner sur le bateau.

Le jour suivant, Arthur est reparti pour une session de kite foil, cette fois depuis la plage où je suis restée faire mes vidéos de hiit sous 30 degrés, la bonne idée ! Une famille allemande est venue me parler, ce qui m’a fait plaisir étant donné que je n’avais pas eu l’occasion de pratiquer mon allemand depuis bien longtemps. Ensuite, à la fin de la session de kite, un couple de français est venu discuter avec nous. Il s’agissait de deux septuagénaires qui avaient toujours vécu sur un bateau et qui revenaient d’Ushuaia où ils avaient fait du charter pendant treize ans ! C’est ça, la beauté de la vie de marin, on entend toujours des histoires incroyables de voyages et de vies aux quatre coins du monde.

Notre bungalow à la Tenuta

J’avais réservé un bungalow dans une autre baie pour le soir, ce qui était la surprise d’Arhur pour son anniversaire (en retard, je sais bien)! Nous sommes donc rapidement partis de Frigate Bay après avoir bien profité de ce petit bout de paradis, en direction de Chattham Bay au Nord de Union. C’est presque à l’arrivée qu’Arthur a compris quelle était sa surprise. Au bout de la plage, des petits restaurants en bois arboraient leurs panneaux « fresh lobster ». Au centre, le complexe hôtelier de la Tenuta accueillait ses visiteurs au bord de la piscine. Ni une, ni deux, nous avons préparé nos affaires pour nous y rendre au plus vite. L’hôtesse nous a dirigés vers notre bungalow. Comme il n’y en a que trois, le lieu est extrêmement paisible. La chambre vitrée donnait sur la mer et nous voyions Pearly à tout moment. J’ai vu que des paddles étaient à disposition et suis vite allée en faire dans cette baie splendide. Arthur m’a rejointe pour faire le tour des bateaux debout sur l’eau. Nous avons ensuite profité de la piscine avec de bons cocktails le temps que le soleil se couche. Le soir, nous sommes allés au restaurant du bout de la plage pour déguster un délicieux dîner de « grilled lobsters » servi avec des accompagnements locaux. Il y avait du monde et une ambiance agréable. Notre meilleur dîner aux Grenadines, préparé et servi par un personnel très chaleureux avec lequel nous avons pu discuter. Après le dîner, nous sommes rentrés au bungalow pour profiter d’une douche à l’eau chaude et d’une bonne nuit de sommeil dans un grand lit confortable.

Le délicieux petit déjeuner à l’hôtel

Pour notre dernier jour dans les Grenadines, la Tenuta nous a servi un délicieux petit déjeuner à base de pain perdu, porridge aux fruits secs et de bons jus de fruits frais. Nous sommes restés près de la piscine devant la plage toute la matinée pour avancer chacun sur nos projets professionnels, en buvant nos derniers délicieux cocktails du séjour. Après une baignade en fin de matinée, nous avons déjeuné sur place. Le repas fut délicieux et vraiment peu cher pour le cadre et la qualité des produits. Si vous vous rendez un jour à Chattham Bay, n’hésitez pas à déjeuner à la Tenuta, vous aurez un délicieux poisson du jour avec de bons accompagnements pour une petite vingtaine d’euros. Après cette pause au paradis, nous avons ramené nos affaires sur Pearly et préparé le bateau à partir en direction du dernier pays de notre voyage dans les Caraïbes : Grenade.

Dans le prochain article : une bonne pêche très attendue, des épices à chaque coin de rue, une ville hors du commun, de belles douches naturelles et beaucoup de chocolat.

De Nevis aux Grenadines en une semaine

À moins d’un mois de la fin de notre tour des Caraïbes, il était temps de nous diriger vers le Sud afin de visiter les îles que nous n’avions pas encore faites sous la Martinique. Le 20 mars au petit matin, nous avons levé les voiles en faisant cap sur la Guadeloupe.

Nevis – Montserrat

Qui dit 20 mars, dit grande journée pour Arthur, qui a fêté la semaine dernière son trentième anniversaire. Et quelle journée ! Au petit lever du jour, nous avons préparé le bateau au départ et avons quitté Pinneys Beach vers 8h. Un couple que nous avions rencontré la veille avait pris le canal de Nevis un peu plus tôt que nous et nous voyions le mat de leur monocoque bien couché à l’horizon. Pas vraiment hâte de nous y engouffrer, mais bon, nous avions prévu de rejoindre Deshaies en Guadeloupe le soir. Dès l’embouchure du canal, nous avons senti qu’il vaudrait mieux viser Montserrat pour la nuit. Le vent soufflait fort, la mer était agitée et comme nous sommes au ras de l’eau dans le cockpit de Pearly, nous avons rapidement commencé à prendre de bonnes douches à bord. J’ai vite commencé à avoir très froid dehors, donc je suis rentrée me réchauffer un peu dans la cabine pendant qu’Arthur barrait. Mauvaise idée ! À l’intérieur, j’entendais les vagues cogner fort contre la coque, en regardant par le hublot je voyais soit la mer, soit le ciel tant le bateau bougeait et avec la fermeture de la descente, aucun air ne passait dans la couchette. Autant vous dire que je n’ai pas tardé à être malade sans pouvoir trop aider Arthur à la navigation pendant un bon moment. Le pauvre se prenait douche sur douche toutes les cinq minutes dans cette mer agitée. C’est au bout de 9h de navigation, vers 17h, que nous avons approché les côtes de Montserrat. Tout ce temps pour seulement 35 miles nautiques, soit 63 km. Comme nous n’avions pas prévu de nous y arrêter et que nous n’avions pas de réseau sur le chemin, nous nous sommes arrêtés à la première baie que nous avons vue après avoir vérifiée qu’elle était répertoriée comme zone de mouillage.

Le volcan actif de Montserrat à notre arrivée

Nos amis sont arrivés 2h plus tard que nous et nous sommes passés leur rendre visite à bord avant de retourner dîner sur Pearly. Comme nous pensions arriver en Guadeloupe le soir, nous n’avions pas fait de grosses provisions. J’ai préparé un dîner d’anniversaire à Arthur avec les moyens du bord que nous avons dégusté en riant de la journée éprouvante que nous venions de passer. À la fin du dîner, des flashs s’approchaient de nous sur l’eau. Les douaniers se sont mis à côté de notre bateau et nous ont questionné sur notre voyage et notre arrivée. Ils nous ont dit qu’il était interdit de rester dans ce mouillage sans avoir fait de demande au préalable et nous ont dit de monter dans le Nord de l’île où se trouvait le seul mouillage autorisé pour les passagers. Ils nous ont précisé qu’un potentiel passage à terre dans le non respect de la quarantaine imposée à Montserrat nous vaudrait 5 jours de prison. Il était 22h et ils se sont mis à faire le tour des bateaux fraîchement arrivés pour les prier eux aussi de se diriger vers le Nord. Tout ça pour dormir 6h sur l’île et avoir une heure de trajet en plus lors de la descente du lendemain ! Mais bon, nous n’avions pas vraiment le choix. Dans le noir, nous avons longé l’île vers le Nord en mangeant le gâteau d’anniversaire d’Arthur que j’avais acheté la veille et qui était déjà tout sec. On essayait de rire de la situation tout en ne sachant pas ce qui nous attendrait dans le Nord. Une fois arrivés là-bas, nous avons attendu jusqu’à minuit que l’on revienne nous contrôler et nous questionner avant d’être tranquilles. On ne risque pas d’oublier cette journée, qui fut sans doute la plus éprouvante depuis le début du voyage !


Montserrat – Terre de Haut

Le trentenaire prêt à souffler ses bougies

Le lendemain matin, nous avons quitté le mouillage de Little Beach Bay à 7h. Redescendre le long de l’île, dont la vue est assez impressionnante. Au Nord, on aperçoit des habitations et une once de vie, bien que l’île ait l’air peu peuplée. Dès que l’on arrive du côté Sud de Montserrat, le paysage change et devient extrêmement vert, sauvage et hostile. Le volcan se trouvant de ce côté-là de l’île, une forte odeur de souffre se fait sentir jusqu’aux bateaux. Comme il est toujours actif, des nuages de vapeur entourent son sommet dans une scène dramatique. Nous avons malgré tout été contents d’assister à ce spectacle avant de prendre le canal menant vers la Guadeloupe. Pour la première fois depuis environ trois semaines, le temps était beaucoup plus clément. Le vent avait bien baissé et nous avons effectué une traversée du canal très tranquille jusqu’aux côtes de la Basse Terre, la partie Ouest de la Guadeloupe. Là bas, à cause des sommets volcaniques, nous avons passé une bonne heure sans vent et avons dû activer le moteur pour avancer. Une fois approchés de la pointe Sud de la Basse Terre, nous voyions les Saintes. Comme c’était le début de l’après-midi, nous avons fait cap sur Terre de Haut, l’île principale et la plus habitée. J’ai appelé le Café de la Marine, un délicieux petit restaurant au bord de l’eau, depuis le bateau pour y réserver une table pour dîner. Nous avons pris le dernier canal de la journée vers 17h et sommes arrivés au mouillage du bourg une heure plus tard. Il faut savoir qu’il y a souvent beaucoup de monde aux Saintes et qu’il faut souvent tourner en rond quelques fois dans la baie avant de trouver une bouée libre. Sinon, il est possible de se mettre a l’ancre près du Pain de Sucre, ce qui fait une marche plus longue vers le bourg. Nous étions assez loin du ponton et le mouillage était très agité donc c’est avec plaisir que nous avons rapidement quitté Pearly et pris le kayak en direction du Café de la Marine. Sur place, nous avons été très bien servis d’un délicieux repas de poisson et Arthur a eu droit à un vrai dessert d’anniversaire, enfin ! Ensuite, retour sur le bateau et. extinction des feux après une longue, agréable journée de navigation.

Devant le Café de la Marine

Le 22 Mars, réveil en douceur avec un splendide lever de soleil sur Terre de Haut et ses maisons colorées. Nous sommes allés prendre un petit déjeuner dans la crêperie du bourg. Ensuite, nous avons profité d’être à terre pour faire quelques courses pour les deux jours à venir avant de rejoindre la Martinique. J’avais commandé des tourments d’amour à Monette la veille. Vous la connaissez si vous avez lu l’article sur les Saintes (sinon, vous pouvez cliquer ici pour le lire). C’est elle qui fait le mieux ces petits gâteaux typiques des Saintes qui ressemblent à de petites tourtes à la confiture de fruits. Une fois arrivée chez elle pour les récupérer, je me suis rendue compte qu’elle n’avais pas pris note de la commande et que je repartirais les mains vides, mais pas grave, on en trouve à tous les coins de rue aux Saintes. Nous en avons acheté auprès de la dame qui vit dans une maison jaune à l’angle de la place où se trouve l’embarcadère des ferries. Honnêtement, nous les avons trouvé tout aussi délicieux que ceux de Monette, normal étant donné qu’ils ne contiennent que de bonnes choses ! Nous avions enfin tout ce qu’il nous fallait pour reprendre notre descente vers le Sud.


Terre de Haut – Dominique

Coucher de soleil en Dominique

Aux alentours de midi, nous avons levé les voiles en faisant cap sur la Dominique. Après seulement trois heures de traversée assez calme du canal, nous avons rejoint les côtes dominicaines. De nouveau, nous avons manqué de vent sur une bonne partie de la descente. Le temps était de plus en plus clément avec nous et le trajet fût très doux. Nous avons posé l’ancre au mouillage de Salisbury Beach, il s’agit d’une petite plage sous un rocher couvert d’habitations, située à environ mi chemin entre le Nord et le Sud de l’île. Nous étions les seuls à y passer la nuit. Après un bon dîner à bord et un rinçage rapide des affaires qui avaient légèrement pris l’eau en cours de route, nous nous sommes endormis rapidement pour être en forme pour le dernier trajet avant la Martinique.


Dominique – Martinique

En route pour dîner à la Favela

Le matin, nous sommes de nouveau partis rapidement pour arriver le plus tôt possible à Fort de France, où nous avions réservé un hôtel pour les deux nuits que nous allions y passer. Au niveau de Roseau, la capitale dominicaine, nous avons eu une longue coupure de vent. Il nous a fallu en tout environ trois heures pour rejoindre la pointe Sud de l’île depuis Salisbury. Ensuite, nous nous sommes engouffrés dans le canal de la Dominique avec un vent qui avait remonté. Nous avons passé quatre petites heures dans le canal avant d’arriver au niveau de Grand Rivière en Martinique, mais sous le vent. D’abord, le bateau a bien avancé jusqu’au Carbet, jusqu’au Carbet où, comme d’habitude, les Pitons empêchaient de nouveau le vent de passer. Après avoir sorti le moteur et avancé jusqu’à Rivière Pilote, nous avons pu reprendre le trajet à la voile seulement jusqu’à Fort de France. Le vent étant très irrégulier et particulièrement fort ce jour là, il nous a fallu presque deux heures avant de rejoindre le port de Fort de France. Nous avons trouvé une place en première ligne devant des bateaux qui venaient du monde entier (américains, lituaniens, néerlandais…) et y avons posé l’ancre. Ensuite, Arthur rangeait les équipements de navigation pendant que je préparais le sac de lessive et les affaires qu’il nous faudrait pour notre séjour à l’hôtel. Nous étions à une centaine de mètres seulement de la résidence Fort Savane, où nous avons débarqué avec nos sacs et notre kayak. Après une bonne douche à l’eau chaude (le bonheur après cinq jours de traversée !), nous nous sommes promenés sur le bord de mer et avons enchaîné des goûters tardifs dans plusieurs fast food (nous avions le ventre vide depuis le petit-déjeuner). Une heure plus tard, à l’heure du dîner, Arthur est allé chercher des makis au restaurant de Sushis du coin de la rue et nous les avons dégustés depuis le lit de l’hôtel avant de nous endormir très rapidement, épuisés de ces dernières journées de bateau.

La baie de Fort de France

Le lendemain matin, pendant qu’Arthur réparait le moteur sur Pearly, je m’occupais du linge à la laverie de Fort de France. Cette dernière se situe dans une ruelle entre la Tour Simon et le Leader Price de la baie. Nous avons passé le reste de la journée à circuler sur l’île pour trouver ce qu’il nous fallait pour le bateau ainsi que pour réussir à pêcher (car nous n’avions encore rien attrapé à la traîne depuis un mois et demi de navigation!). Le soir, nous avons retrouvé nos amis de Martinique au restaurant La Favela, sur les hauteurs de Fort de France, pour un dîner aux saveurs du Brésil. Le service fût long, mais les plats délicieux. J’y étais déjà allée avec Arthur auparavant et je vous recommande vivement ce petit restaurant en terrasse au dessus de la ville si vous séjournez un jour à Fort de France. Après un bon moment passé ensemble, nous sommes retournés à l’hôtel nous reposer avant la reprise des longs trajets en bateau.


Martinique – Sainte Lucie

Le piton de Sainte Lucie au lever du jour

Au lever du jour, nous nous sommes rapidement levés pour commencer nos dernières missions en Martinique. Après un petit déjeuner en boulangerie, nous avons fait les courses que nous avons déposées à l’hôtel avant de nous rendre au laboratoire pour effectuer nos tests PCR, nécessaires à l’arrivée aux Grenadines. Nous sommes passés rapidement et avons trouvé de quoi déjeuner sur la route. Arrivés à l’hôtel, nous avons repris les courses et toutes nos affaires pour charger le bateau et sommes partis pour Sainte soucis en de ut d’après-midi. Nous avons de nouveau eu droit à de très bonnes conditions de navigation, avec un vent d’une vingtaine de noeuds et une mer plutôt calme. La traversée fût express : moins de 3h de canal et 2h seulement pour descendre jusqu’au mouillage des Pitons. Il faisait nuit quand nous y sommes arrivés, aux alentours de 19h. Dans le noir, nous avons entendu le bruit du moteur d’une annexe s’approcher de nous à toute allure et sans lumière. C’était Saint Lucien qui venait nous proposer d’attraper le corps mort pour nous, mais étant au ras de l’eau à l’avant du bateau nous n’avions pas besoin de son aide. Nous avons fait deux bons tours des lieux avant de trouver une bouée libre. Retour à la routine du soir, douche dans le froid du vent, cuisine à bord, puis bon sommeil jusqu’au lendemain matin.


Sainte Lucie – Saint Vincent

Arthur hissant le joli drapeau de Saint Vincent

Le dernier jour de navigation avant l’arrivée aux Grenadines, nous avons eu les mêmes conditions météo que la veille, ce qui nous a valu un trajet si agréable qu’Arthur a pu lire dans la couchette pendant un bout de temps tandis que je barrais dehors. Nous avons d’abord traversé le canal entre Sainte Lucie et Saint Vincent avant de longer l’île vers le Sud. Le spectacle était assez unique : beaucoup de verdure, une nature très sauvage visible au loin, un volcan imposant et très peu de villes avant la capitale, Kingstown, qui marque le Sud de Saint Vincent. De là, nous avons fait cap sur Bequia, l’île des Grenadines la plus au Nord de l’archipel. Nous nous sommes rapprochés d’Admiral Ty Bay, la zone de mouillage principale de l’île qui borde la ville de Port Elizabeth. Nous avons facilement trouvé une bouée non loin du bord de mer et son propriétaire est rapidement venu nous demander de payer nos nuits d’avance. Il est aussi tout à fait possible de se mettre à l’ancre dans la baie, mais nous avons préféré la sécurité du corps mort. Comme nous sommes arrivés aux alentours de 15h et que les bureaux des douanes étaient fermés, nous avons passé le reste de la journée à bord de Pearly, à discuter avec nos voisins de bateaux et à observer Port Elizabeth.


Dans le prochain article : la découverte d’une douceur de vivre particulière, des livraisons insolites à bord du bateau, des rencontres inattendues, du lobster sur la plage et beaucoup de sport dans des cadres paradisiaques.

Saint Kitts & Nevis

De tous les navigateurs que nous avons croisé jusqu’à Saint Barth, aucun ne s’était rendu à Saint Kitts et Nevis. Eh bien nous avons décidé d’y faire un tour, question de voir à quoi ressemblent les deux îles à l’Ouest de l’arc antillais !

Saint Kitts

Le parc de Independant Square

Saint Kitts, de son véritable nom Saint Christopher, est l’île la plus au Nord des deux, et donc celle de notre arrivée après une deuxième tentative de traversée assez difficile. Nous n’avons croisé aucun autre bateau sur le trajet depuis Saint Barth, sans doute à cause des conditions prévues annonçant toujours beaucoup de vent et une mer agitée. Après environ 9h de navigation, nous sommes arrivés à Basseterre, la capitale de Saint Kitts. C’est là qu’il est conseillé de se mettre à l’ancre en y arrivant afin d’être proche des douanes pour les démarches d’entrée sur le territoire.

Ce que nous voyions depuis le bateau nous rappelait Saint Pierre en Martinique : une longue plage de sable noir surplombée d’un volcan imposant, une petite ville colorée dont la dynamique paraissait semblable à celle de l’ancien chef-lieu martiniquais. Comme nous sommes arrivés au coucher de soleil, nous avons attendu le lendemain pour voir ça de plus près.


Basseterre

Les maisons de Basseterre

Le premier jour au petit matin, nous nous sommes dépêchés de nous rendre aux bureaux des douanes de Basseterre qui devaient ouvrir à 8h. Les douaniers sont arrivés une heure plus tard et nous ont laissé patienter le temps que les « Health Authorities » arrivent pour nous contrôler. Nous sommes passés par plusieurs bâtiments avant d’être en règle pour circuler sur l’île. Entre les douanes et le centre de Basseterre a été créé un quartier de tourisme, semblable à ceux que nous avons vu sur les îles précédentes, près des arrivées des bateaux de croisière. Des magasins de souvenirs à n’en plus finir, de fausses habitations aux couleurs des Caraïbes pour donner aux touristes la satisfaction de confirmer leurs impressions de voyage… En revanche, nous avons été frappés par le décalage entre ce quartier et l’arrivée au cœur de Basseterre, celle qui vit et où travaillent les habitants. D’un côté de la rue, une petite place ronde où circulent les voitures, au dessus desquelles se trouvent des terrasses de restaurants dans de vieux immeubles qui ressemblent à des photos de La Havane. De l’autre côté, un grand parc rassemble des bancs entre lesquels poussent bambous et arbres locaux pour se reposer entre midi et deux. Dans la ville règne une ambiance dynamique, tout bouge, les routes sont propres et bien faites, les jardins et les bâtiments bien entretenus…en somme, la capitale de Saint Kitts fût une belle surprise. Nous avons pris de quoi déjeuner dans une boulangerie qui faisait des plats à emporter et avons mangé dans le jardin d’une église en appelant des loueurs de voitures afin d’en réserver une pour le lendemain. L’après midi, nous avons fait un tour dans les boutiques puis déplacé le bateau d’abord au ponton pour faire le plein d’eau avant de rejoindre le mouillage De White House Bay, un peu plus au Sud.

White House Bay

White House Bay vue de haut

Si vous vous rendez un jour à White House Bay en bateau, vous verrez que vous aurez le choix entre un joli mouillage et une place au port dans la marina, au milieu des super yachts. Nous avons passé une première nuit à l’ancre parmi les monocoques de navigateurs qui, comme nous ont tenté l’expérience de Saint Kitts et Nevis pendant leur aventure à la voile. Des bateaux américains, allemands et suédois nous entouraient dans un mouillage venteux bien qu’assez calme. Un restaurant domine la plage de White House, qui était fermé lorsque nous y étions. Après un bon dîner sur le bateau, nous nous sommes bien reposés à bord avant la journée de visite de l’île qui nous attendait.

Romney Manor

Au fond, l’arbre vieux de 400 ans

À environ mi-chemin entre Basseterre et la pointe Nord de Saint Kitts se situe Romney Manor. Il s’agit d’un jardin immense qui abrite une variété infinie de fleurs locales, un arbre de 400 ans et une maison dans laquelle la propriétaire du site produit du batik. Le batik est une technique de coloration de textile qui nécessite l’application de cire afin de délimiter les zones à colorer. Il est possible d’assister aux différentes étapes de la fabrication du batik ainsi que d’y acheter de jolis vêtements, accessoires, des toiles et du linge faits sur place. En-dessous du parc se trouve une distillerie, la seule de l’île mais surtout la plus ancienne des Caraibes.

Brimstone Hill Fortress

Une des ruines de Brimstone Hill

La forteresse est vraiment un incontournable de l’île ! Le site se trouve sur les hauteurs de la côte sous le vent de Saint Kitts. Au milieu d’un immense espace de verdure s’érige un très beau fort de pierres grises qui rappelle ceux des autres îles caribéennes ayant été anglaises par le passé. La vue sur les îles du Nord, Saba et Saint Eustache, est à couper le souffle. En haut de la pointe se visite le bâtiment principal de la Brimstone Hill Fortress, celui où cohabitaient soldats et gradés sous la couronne britannique. La visite est assez complète, même si elle reprend les mêmes faits historiques dont l’on entend parler lors de chaque visite culturelle dans les Caraïbes, étant donné le passé que les îles ont eu en commun.


Nevis

Pinneys Beach

Pinneys Beach

Une fois que nous avons profité de ce que nous offrait Saint Kitts, nous sommes descendus à Nevis pour le reste de la semaine. Nous sommes partis en bateau de White House Bay et avons fait cap sur Pinneys Beach, au centre de la côte sous le vent. Nevis est une île toute ronde, où les villes et le tourisme ont été construits autour du volcan qui marque le centre de l’île. Pour l’anecdote, lorsque Christophe Colomb a débarqué à Nevis, les nuages autour du volcan ressemblaient tellement à de la neige qu’il s’est écrié « Nieve ! » en Espagnol, ce qui a donné son nom à l’île. C’est dire à quel point la vue du volcan peut être dramatique ! Il nous a fallu une petite heure seulement pour y arriver après une courte traversée de canal. À notre arrivée, nous avons découvert une longue plage abritant à la fois hôtels luxueux et petits bars aux couleurs locales. Quelques coups de rame sur le kayak plus tard, nous étions sur terre afin de voir cela de plus près.

Le Sunshine’s avant son ouverture

Après avoir passé la série de bars et restaurants où se retrouvent vacanciers venus en bateau et habitants de l’île, nous sommes arrivés sur la plage du Four Seasons. Celle-ci débouche sur un immense terrain de golf où il est très beau de se promener pour observer non seulement le volcan de Nevis, mais aussi des singes qui sautent de branche en branche dans les arbres au-dessus de vos têtes. A la fin de cette première promenade, retour sur la plage au Sunshine’s, THE place to be pour des cocktails et des plats locaux. C’est sur la plage de ce bar aux couleurs rasta que nous avons rencontré un groupe de quatre français de notre âge, naviguant aussi à travers la Caraïbe. Nous avons dîné tous ensemble et, après quelques Killer Bees (le cocktail spécialité du bar) de trop, nous avons fait du restaurant un dancefloor (ce qui a fait moins plaisir au gérant qu’à nous). Après un tour sur le bateau des français, nous sommes retournés passer la nuit sur Pearly.


Le tour de l’île en une journée

New River Estate

Le lendemain matin, nous avons loué une voiture auprès d’Aftermath Car Rental. Nous avons commencé par faire un tour à Charlestown, la ville principale de Nevis. Sur un bord de mer assez passant, nous avons trouvé une petite boulangerie où nous avons goûté aux « Jamaican patties », des sortes d’empanadas à l’oignon et à la viande hachée. Ça paraît bizarre mais c’était très bon pour un petit déjeuner ! Nous avons ensuite pris la route de Oualie Beach, une plage célèbre un peu plus au Nord de Pinneys, qui abrite un petit complexe hôtelier. Après un moment passé sur place, nous avons repris la voiture en direction de New River Estate. Il s’agit d’un joli site incontournable sur l’île, où se fabriquait autrefois le jus de canne. On y trouve un vieux moulin ainsi que de nombreuses explications au sujet des plantations de canne. Plus tard, nous avons essayé de visiter les fameux jardins botaniques de Nevis mais ils étaient fermés pour tournage. Tant pis, ça nous fera une bonne raison de revenir ! Nous avons donc fini la journée à Herbert’s Beach dans le Nord, qui est une plage devant laquelle une ancienne habitation coloniale a été transformée en hôtel. C’est joli à voir et il y en a plusieurs sur l’île. Comme il pleuvait, nous sommes retournés nous promener à Charleston avant de rendre la voiture. Le soir, nous avons réservé une chambre d’hôtel pour deux nuits au Beverley’s Guest House, un complexe de petits appartements avec un très bon rapport qualité/prix, très simple et proche de Pinney’s Beach. Pour dîner, nous avons retrouvé un ami à moi d’Erasmus dont la mère vit à Nevis et qui était venu la voir en même temps que nous nous y trouvions ! Nous nous sommes régalés au Turtle Time, un restaurant de plage proposant des plats plus élaborés et frais que les repas habituels de friture comme on en trouve la plupart du temps dans les Antilles. Ensuite, retour à l’hôtel pour une vraie douche à l’eau chaude (enfin!) et extinction des feux.

Nos copains de voyage

Le dernier jour à Nevis, nous avons pris un délicieux petit déjeuner au Sip Café à Charlestown. Ensuite, nous nous sommes promenés en ville pour mieux découvrir son activité. Des enfants en uniformes se dirigeaient vers leur école, les épiceries accueillaient les habitants locaux et les vacanciers se promenaient en bord de mer. Comme nous devions faire notre clairance de sortie, jus nous sommes rendus aux Customs où nous avons rencontré un couple de français avec qui nous avons déjeuné. C’est toujours un bonheur que de rencontrer des gens du monde entier qui, comme nous, ont tenté l’aventure en bateau !

Les Hot Springs de Charlestown

Ensuite, nous avons fait des courses pour le bateau, puis profité d’une après-midi calme pour nous rendre aux Nevis Hot Springs de Charlestown. Nous avions eu des retours mitigés au sujet de ces bains publics remplis d’eau de sources chaudes. Certains nous disaient y avoir passé un agréable moment et d’autres ont été déçus de voir les locaux s’y laver et y faire leur linge. En arrivant sur place, nous avons trouvé le site qui ressemblait en effet un peu à des égouts. D’autres vacanciers s’y baignaient, avec lesquels nous avons discuté, avant que les habitants n’arrivent effectivement faire leur toilette du jour. Il y a plusieurs « pools » et l’eau ne stagne pas donc ça n’est pas gênant. Nous avons tout de même passé un bon moment dans la fameuse eau à 40°C.

Le soir, nous avons dîné sur le bateau des français rencontrés à midi, Marie et Raphaël, qui nous avaient préparé un délicieux repas que nous avons aussi partagé avec un autre couple de français qu’ils avaient, eux, rencontrés avant leur transatlantique. Après un très bon moment à échanger au sujet de nos voyages passés et à venir, nous sommes retournés dormir sur Pearly pour nous lever de bonne heure le lendemain matin et partir en direction de la Guadeloupe.

Dans le prochain article : une traversée qui ne s’est pas passée comme prévu, un passage mémorable par Montserrat, un 30ème anniversaire fêté avec du retard aux Saintes et beaucoup de tourments d’amour.

Saint Barth

C’est à Saint Barth que nous avons posé nos valises pour une semaine, pour découvrir et profiter de l’île Caribéenne si différente des autres. Nous vous laissons découvrir notre séjour et nos recommandations pour le vôtre à Saint Barth, si vous avez un jour la chance d’y passer.

Le port de Gustavia vu depuis Fort Karl

Nous sommes arrivés à Saint Barth après 8h de navigation sous un vent soutenu. À environ une heure de l’arrivée, le spi s’est enroulé sur l’étai, ce qui nous a contraints de finir la navigation au moteur. Comme c’est une voile qui a une très grande superficie, nous avons dû attendre de nous mettre sous le vent de l’île pour la démêler non sans efforts mais Arthur s’en est bien tiré comme à son habitude ! Une fois entrés dans le port de Gustavia, la ville principale de l’île, nous avons découvert un mouillage bien rempli et agité. Il restait une place entre les bateaux pas trop loin du ponton des annexes pour éviter des trajets trop longs en kayak, et nous nous y sommes ancrés. Comme la journée avait été longue, nous avons voulu nous promener dans Gustavia pour nous faire une première idée du lieu et pour dîner sur terre. La marche qui longe le port jusqu’au coin des restaurants est agréable. Au début, les locaux que l’on y croise sont des gens qui vivent sur leurs bateaux et restent proches des services mis à leur disposition (toilettes, douches publiques, laverie…). Ensuite, on tombe rapidement sur le Saint Barth luxueux que l’on s’est tous imaginé. Des super yachts sont amarrés aux pontons, les petites rues étroites du centre regorgent de restaurants aux ambiances différentes mais souvent festives, les locaux comme les vacanciers sillonnent Gustavia vêtus de leurs tenues les plus extravagantes…voilà à quoi ressemble Saint Barth le soir. Nous avons rapidement trouvé une table pour deux au Baz Bar, un restaurant de cuisine asiatique au bord de l’eau. Après avoir dégusté de délicieux plats de mahi-mahi pour nous remettre de cette longue journée, nous sommes retournés sur Pearly (le bateau), nous reposer.

Gustavia

Gustavia à l’heure du marché

Le lendemain matin, dur réveil a cause d’un mouillage extrêmement agité, le plus mouvementé de la Caraïbe selon les dires des marins du coin. Nous avons commencé par nous rendre à la laverie pour faire des lessives comme nous n’avions pas eu l’occasion d’en faire depuis Saint François en Guadeloupe. Pendant que les machines tournaient, nous nous sommes baladés tous les deux dans les rues que nous n’avions vues que la nuit jusqu’à tomber sur le marché du dimanche.
Et là, quelle beauté ! Dans une rue passante fleurie et colorée se tenaient des stands de bijoux, de vêtements, de bons produits à déguster sur place, le tout dans la musique et face à des vendeurs tous souriants. Comme je mettais du temps à découvrir tout ce qui s’offrait au marché, Arthur s’est gentiment dévoué pour chercher les affaires à la laverie et les rapporter sur le bateau avant de me rejoindre manger.

La célèbre piste d’atterrissage à Saint Barth

J’ai trouvé une petite table au Bar de l’Oubli, un bar/restaurant de coin de rue donnant sur le port et servant des choses très simples et très abordables. Nous avons déjeuné sur place avant de partir faire un tour à pieds. Comme nous voyions passer les avions, Arthur voulut voir la fameuse piste d’atterrissage de plus près. Après avoir monté les ruelles sinueuses du haut de Gustavia, nous sommes arrivés sur le rond point dominant l’aéroport, d’où nous pouvions observer les atterrissages des petits avions. Les scènes sont d’autant plus impressionnantes que ces-derniers passent juste au dessus de nous pendant leur descente sur la piste. Nous y sommes restés un petit moment avant de continuer notre marche jusqu’à la ville de Saint Jean, côté Nord, qui débute après l’aéroport.

Saint Jean

L’Eden Rock sur la plage de Saint Jean

Qui dit Saint Barth, dit Eden Rock, Nikki Beach, Gyp Sea Beach, et d’autres noms de lieux connus de l’île où les vacanciers profitent du soleil et font la fête. Une longue plage longe la ville, sur laquelle sont alignés transats et bars les pieds dans le sable. De l’autre côté de la route principale traversant la ville se trouvent de nombreux commerces en tous genres, dont de jolies boutiques de vêtements pour celles qui aiment les petits ensembles fleuris et les kimonos de plage. Depuis Pearl Beach, les avions passent au dessus vos têtes pendant que vous sirotez votre Spritz à l’heure de l’apéritif. C’est à voir si vous passez par là !


Le Gustavia Lighthouse

Nous sommes ensuite retournés à Gustavia en fin de journée. Comme nous avions vu de loin le joli phare qui surplombait la baie, nous nous y sommes rendus après une montée rapide et avons été plus qu’agréablement surpris par le lieu ! Au pied du phare se trouve une petite maison de bois suédoise. Il faut savoir que Saint Barth a appartenu à la Suède entre la fin du XVIIIe et la fin du XIXe puisque l’île a été échangée par la France contre un droit d’entrepôt à Göteborg. D’ailleurs, pour l’anecdote, tous les noms de rues de Gustavia sont traduits en suédois. Un jumelage a été gardé avec la ville de Piteå, où se trouve une maison typique de la Caraïbe et où des ingénieurs ont conçu la maison suédoise du Gustavia Lighthouse en signe de ce jumelage. Un petit sentier fleuri mène à un point de vue imprenable sur la ville, qu’il est possible de voir dans son intégralité. C’est après cette petite marche que nous avons poursuivi notre tour des forts avec Fort Karl. Celui ci se trouve au bord de la mer, entre l’animée Shell Beach et le quartier résidentiel sur les hauteurs du port. Au coucher de soleil, nous sommes rentrés au bateau prendre de quoi nous doucher aux douches publiques (je n‘aurais jamais pensé autant aimer ça un jour!) avant de prendre de délicieux Poke Bowls à emporter chez Heiko près du port, que nous avons mangé à bord avant de dormir.

Le tour de l’île en une journée

Le célèbre cimetière de Lorient où repose Johnny

Pour notre deuxième journée à Saint Barth, nous voulions louer un quad pour faire le tour de l’île. C’était tout ce qu’il restait comme véhicule et le loueur Béranger (au cœur de Gustavia) nous avait été recommandé la veille. Le quad nous attendait bien et les démarches furent simples et rapides. Nous avons commencé par prendre un bon petit déjeuner à la boulangerie Choisy, la seule paraît-il en ville a Gustavia. Nous avons ensuite pris la route de Saint Jean, que nous avons traversée pour arriver à Lorient, la ville suivante. Comme c’est à Lorient que repose Johnny et que nous ne pouvions pas ne pas y aller, nous sommes allés voir sa tombe au petit cimetière de pierres blanches et de sable clair typique de Saint Barth. Après être passés devant la fameuse tombe fleurie, nous sommes montés voir la jolie petite église de Lorient avant de redescendre voir la plage. Une maison aux couleurs vives marque le début de la plage où des planches indiquent un lieu de surf.

Grand Cul de Sac, repère de kiteurs
Passage en quad sur la côte Nord de l’île

De retour au quad, nous avons pris la route des plages de Marigot, Grand Cul de Sac et Petit Cul de Sac qui longent le Nord de l’île. Les plages sont paisibles et abritent plusieurs célèbres hôtels de l’île. Repos garanti ! Arrivés sur la Côte Est, nous sommes descendus à Toiny voir le changement d’ambiance sur la plage. Cette côte est bien plus sauvage. Sous des rochers et une végétation qui rappellent le midi, des étendues de sable doré rassemblent locaux et vacanciers loin des bars et restaurants.

A l’heure du déjeuner, nous étions de retour à Gustavia et sommes retournés à la même boulangerie pour prendre des wraps à emporter et à déguster ailleurs. Comme nous n’avions pas encore vu le Nord Ouest de l’île, nous nous sommes rendus à la Baie des Flamands pour déjeuner et nous reposer un bon moment. Ensuite, de retour à Gustavia, nous avons découvert les rues encore inconnues, goûté à de bonnes glaces locales et rendu le quad. Retour au rituel du soir, douche, puis dîner au Sélect, le fameux restaurant-terrasse à petits prix où l’on va se servir soi même ses burgers. Après un bon dîner, nous sommes retournés sur le bateau pour une dernière nuit sur place avant d’emmener Pearly sur la Côte Nord Ouest.

Colombier

Notre rencontre entre Colombier et la plage des Flamands

Le troisième jour à Saint Barth, nous avons changé de mouillage pour celui d’Anse à Colombier. Il s’agit d’un endroit inaccessible en voiture, à la demande des Rockefeller qui avaient fait construire une maison de vacances sur les hauteurs de l’Anse et ne voulaient pas être dérangés. Le mouillage y est venté, bien que mieux abrité que celui de Gustavia. Une fois Pearly amarrée à une bouée, nous sommes allés nous reposer et lire sur la plage avant d’abdiquer à cause du vent. Nous avons donc choisi de faire la marche qui part de Colombier et va jusqu’à la Baie des Flamands. Le chemin s’ouvre le long des rochers au dessus d’une mer agitée, et nous avons eu la belle surprise de croiser la route d’une multitude de petites tortues terrestres. Nous sommes arrivés à la plage des Flamands où j’ai fait mon sport pendant qu’Arthur qui prétendait ne pas me connaître, s’est promené jusqu’à l’hôtel du Cheval Blanc qui marque la fin de la baie. De retour près du bateau, nous avons rencontré un australien, un californien et un français voyageant à bord d’un même bateau, qui nous ont proposé de venir dîner chez eux. Nous avons passé toute la soirée ensemble à nous raconter nos aventures sur la mer et nos projets de voyage autour d’un délicieux repas. Merci encore à Tirian, Bennett et Charly pour cette belle soirée !

L’Île Fourchue

Le paysage aride de l’île Fourchue

Le matin suivant, nous avons quitté le mouillage et ses tortues de mer pour nous rendre à l’Île Fourchue, une petite île sauvage au Nord de Saint Barth. Nous avons rapidement trouvé une place sur bouée et Arthur a gonflé le kayak pour que nous puissions nous rendre à terre. Le paysage est surprenant d’aridité : de la rocaille rougeoyante et des cactus par milliers constituent la surface du paysage de Fourchue. Si vous vous y rendez un jour, pensez à prendre de bonnes chaussures de marche et à regarder sous vos pieds pour éviter de retirer des épines douloureuses comme l’un de nous (je ne dirai pas lequel mais ça n’était pas moi) en a fait l’expérience ! Après une petite randonnée donnant sur de belles vues de Saint Barth et Saint Martin, nous sommes redescendus lire et faire du sport sur la plage avant le coucher du soleil. Départ le lendemain pour Gustavia afin de faire nos tests PCR et de bonnes provisions pour Saint Kitts.

Le dernier jour, nous sommes remontés à Saint Jean à pieds car c’est le seul lieu où il était possible d’effectuer nos tests PCR. En attendant les résultats, nous sommes partis faire nos courses et retournés au bateau. Au dîner, nous avons profité des délicieux tapas dans l’ambiance du vendredi soir au Café Arawak que je vous recommande vivement ! Le lendemain matin, nous avons tenté un premier départ pour Saint Kitts avant de rebrousser chemin à cause d’une mer trop forte et d’un mal de mer difficile à supporter. Il nous aura fallu attendre une journée de plus pour la traversée vers notre destination suivante.

Dans le prochain article : les excellentes surprises de Saint Kitts, les killer bees et nos belles rencontres à Nevis.

Petite Terre

Notre tour des îles Guadeloupéennes s’est terminé à Petite Terre. Il s’agit d’un petit archipel à l’Est de la Désirade qui constitue une réserve naturelle exceptionnelle. Découvrez le meilleur de Petite Terre dans cet article !


Questions pratiques

Le chemin du phare

Au retour de Marie-Galante, nous avons passé quelques jours à Saint François en Grande Terre pour voir des amis. C’est de là que nous sommes partis pour Petite Terre en début d’après-midi. La navigation a été très calme et agréable et il ne nous a fallu que deux petites heures pour arriver à destination. Il faut savoir qu’il est obligatoire de réserver une bouée pour venir à Petite Terre et vu le monde qu’il y avait, mieux vaut s’y prendre bien à l’avance. Il faut compter 20€ par bouée pour 24h, puis 2,50€ par personne et la reservation se fait ici. L’entrée nécessite des conditions calmes et notamment peu de houle car le fond remonte entre 1m50 et 2m à l’entrée de la passe entre les deux îles. Petite Terre est constituée de deux îles séparées d’un haut fond. L’une des deux îles est interdite aux visiteurs, mais l’autre suffit largement pour une belle évasion le temps d’un week-end. Si vous venez en bateau, pensez à prendre toutes les provisions qu’il vous faudra car vous ne trouverez rien sur cette île sauvage où personne ne vit.


Côté mer

Coucher de soleil entre les deux iles de Petite Terre

Une fois arrivés, nous avons vite été entourés de bateaux qui emmènent les touristes à Petite Terre pour la journée. Nous avons pris nos palmes, masques et tubas pour explorer les fonds en rejoignant la terre. De magnifiques poissons de toutes les couleurs nous entouraient, des raies (c’était une première pour moi!), des capitaines, des poissons coffres, des chirurgiens, perroquets, des tortues de mer et même de petits requins citrons. Comme c’est une réserve, les poissons sont habitués à voir passer du monde et restent facilement à proximité des visiteurs. C’est une expérience incroyable !

Côté terre

Session bronzage

Nous avons ensuite rejoint la terre de l’île accessible de Petite Terre. D’abord, une splendide plage de sable blanc et de cocotiers hauts et fins s’offrait à nous, où nous étions toujours entourés des groupes de touristes présents pour la journée. Nous avons choisi de rapidement nous en écarter en partant explorer la verdure de l’île. Un passage mène à un chemin qui débouche sur le phare. Dès notre entrée dans ce petit passage, nous nous sentions suivis par des bruits de pas rapides qui faisaient bouger les feuillages. Il s’agissait bien des principaux habitants de l’île, les iguanes. On les voit au sommet des branches de chaque arbuste, ils marchent devant nous sur les chemins, font la sieste sur de gros cailloux au soleil…bref, ils sont partout et c’est génial à voir. Nous sommes arrivés au phare et avons continué notre chemin vers le bout de l’île, où la mer se déchaînait sur de petites falaises en formant des mini geysers. De là bas, une très belle vue s’offrait à nous sur le reste de l’île rocailleuse tandis que le soleil se couchait. Nous sommes rentrés sur Pearly à la nage et à notre arrivée, les bateaux d’excursion étaient partis. Nous étions peut-être 3 bateaux à passer la nuit sur place. Après un bon dîner préparé à bord, nous avons profité d’un splendide ciel étoilé. Le lendemain matin, nous avons refait un petit tour de l’île et de ses fonds marins avant de partir en direction de l’île au Nord de la Guadeloupe, Antigua.


La cocoteraie de Petite Terre

Antigua &Barbuda


C’est après une dizaine de jours passés en territoire français que nous avons fait cap sur Antigua. Découvrez notre best of d’Antigua et Barbuda.


English Harbour

Le Nelson Dockyard à English Harbour

Nous sommes arrivés en fin de soirée à Antigua après une longue journée de traversée depuis Petite Terre. Nous avons passé l’entrée du port d’English Harbour, longé les super yachts qui brillaient dans la nuit et trouvé une place au mouillage. Nous avons dû nous y reprendre à plusieurs reprises pour trouver un emplacement assez éloigné des autres bateaux pour être tranquille pour la nuit. Le premier jour sur place, nous avons communiqué avec les customs par VHF qui nous ont dit d’attendre que l’on vienne à nous en bateau. Nous avons passé la matinée à bricoler sur le bateau sous la pluie, jusqu’à ce que les douanes nous disent finalement de nous rendre à terre. L’attente fût longue mais nous étions libres de circuler sur Antigua en début d’après-midi. Nous avons rapidement déjeuné dans une petite cabane qui vendait des plats locaux derrière les bureaux des douanes avant de nous promener dans English Harbour.

Vue sur le port depuis le debut de la montée

Le quartier qui entoure le port est vert, bien entretenu, un peu superficiel. Dès que l’on en sort, la vraie Antigua s’offre à nous: d’une part des yachts en bords de mer, d’autre part des cabanes colorées très simples sur le bord des routes, des restaurants attendant impatiemment l’arrivée de touristes américains… Nous avions déjà visité cette ville l’an dernier et notre retour sur place nous a confirmé ce que nous en avions pensé. Il s’agit d’une île qui vit surtout du tourisme, qui attend la venue des milliardaires et qui souffre réellement de pauvreté au delà des quartiers résidentiels pour vacanciers. Un joli fort, Fort Berkeley, se visite au dessus de la baie d’English Harbour. Un chemin mène au sommet d’une colline d’où nous avons eu une jolie vue sur la ville toute entière et les bateaux de passage. Là haut, nous étions entourés de chèvres dans un cadre fleuri. La marche est vraiment à faire si vous passez par là !


New Division Bay

La magnifique plage de New Division Bay

Après avoir passé deux jours dans cette ville portuaire, nous avons cherché plus de calme et de nature à New Division Bay, au niveau du centre de la côte Ouest. Nous y sommes arrivés dans l’après midi et avons profité de la baie paisible et vide pour faire du sport sur la plage et avancer dans nos lectures le temps que le soleil se couche. Je vous recommande cet endroit si vous passez un jour par Antigua en bateau. Le lendemain, comme le vent était bon, Arthur a fait du kite-foil dans la baie au départ du bateau. Je le suivais depuis la plage où je faisais mes vidéos de sport (on fait comme on peut sous 30°! ), puis j’ai vu qu’il rentrait poser son aile tout seul sur le bateau, sans aucune aide, après une belle session dans une baie où nous n’étions que 3 bateaux : Pearly et deux yachts immenses. Comme nous avions bien profité de ce bel endroit, nous sommes légèrement redescendus au niveau de Jolly Harbour, une petite ville de vacanciers au sud de la baie.


Jolly Harbour

Les fameuses maisons de Jolly Harbour au bord de l’eau

Une fois à Jolly Harbour, nous nous sommes mis à l’ancre avant la marina. Il faut savoir que cette dernière consiste en une avancée étroite d’environ 1km de long qui rejoint le centre de la petite ville. Nous nous croyions en Floride : les maisons au bord des pontons ressemblaient aux fameux Keys. Dans les ruelles fleuries passaient des retraités dans leurs voiturettes de golf avec lesquelles ils se déplacent dans le coin. Jolly Harbour comporte un grand casino quasi abandonné, quelques magasins et restaurants pour vacanciers, et est surtout composé de maisons de vacances appartenant à des américains. Nous en avons rapidement fait le tour et avons choisi de passer une matinée à Saint John’s, la capitale d’Antigua.


Saint John’s

La rue principale de Saint John’s

Nous avons pris un petit bus local qui ressemblait plutôt à un minivan et qui nous amenait à Saint John’s. Le chauffeur nous a déposés à la gare routière et nous avons commencé à nous promener dans le centre de la capitale. La ville est colorée, assez vivante, et une ambiance spéciale y règne. D’une part, un faux quartier « typique » caribéen s’étend sur le bord de mer. Il est composé de cabanes multicolores vendant des souvenirs pour les touristes au débarquement de leurs bateaux de croisière. Nous n’avions quasiment rien trouvé en terme de recommendations de visites à faire à Saint John’s et en effet, vous ferez vite le tour en vous y promenant en tant que vacanciers. Vous vous promènerez au milieu des marchés, passerez devant des commerces en tous genres et observerez ainsi la dynamique de la vie des locaux. Comme nous voulions en savoir plus sur l’histoire de l’île, nous avons fait un tour au Museum of Antigua and Barbuda qui retrace sans trop d’effort l’histoire des immigrations, des colonisations et de l’esclavage vécus sur l’île. Honnêtement, nous sommes contents d’avoir vu la capitale pour nous en faire une idée mais le passage n’est pas obligatoire si vous manquez de temps à Antigua. Nous y avons passé une demi journée avant de retrouver Jolly Harbour et d’y faire des provisions pour Barbuda où nous partions le lendemain.


Barbuda

Session kite foil au paradis

Le lendemain au petit matin, nous avons levé les voiles en direction de Barbuda. Il aura fallu compter environ 3h30 de traversée sous un vent inconstant et dans une mer assez hachée avant d’apercevoir la petite île. Nous avons fait cap sur Cocoa Point que nous connaissions déjà d’une croisière faite l’année dernière. Nous avons posé l’ancre au mouillage dans l’eau transparente et le sable blanc typiques de Barbuda. Arthur a profité de l’après-midi pour faire une session de kite assez courte à cause d’une chute de vent, tandis que je me promenais sur la plage splendide de l’île. Nous avons rencontré un couple de retraités Australiens adorables avec qui nous avons passé un moment sur la plage avant de rentrer sur Pearly pour la fin de la journée. Le lendemain matin, les conditions étaient bonnes pour le kite et Arthur en a mieux profité. De mon côté, je me baignais et faisais mon sport en discutant avec les promeneurs sur la plage.

Le petit restaurant Shack-a-Kai et sa plage

Nous avions réservé un taxi pour nous rendre aux Customs de Codrington, la ville principale de Barbuda, afin d’effectuer notre clearance de sortie de l’île. Après avoir attendu le chauffeur une bonne demi-heure, nous avons pris la route de Codrington et en avons profité pour mieux découvrir une autre Barbuda, celle où vivent les locaux. Il faut savoir que l’île vit essentiellement du tourisme et de la pêche. Les habitants de Barbuda travaillent donc soit dans la construction hôtelière, dans la restauration sur les plages paradisiaques, ou plus près de la ville et loin des touristes . Codrington est composée de blocs de maisons basses, assez éloignées les unes des autres. Dans les rues passent des ânes, des chèvres et des poules, les jardins sont ouverts et la terre est sèche. Les customs occupent une petite maison locale et les démarches furent rapides. Après une courte balade dans la ville, le chauffeur de taxi est revenu nous chercher et nous sommes rentrés à Cocoa Point. Linda et Keith, les australiens rencontrés la veille, nous ont invité à prendre l’apéritif à bord. Nous avons passé un beau moment à discuter de voyages avec eux avant de rejoindre Shack-a-Kai, le restaurant de plage où nous avions réservé une table pour dîner. C’est le seul restaurant de ce genre de Cocoa Point. Le propriétaire est très disponible et propose des boissons rafraîchissantes et des plats à base de langoustes et de produits frais à déguster les pieds dans le sable. Si vous passez un jour par là, assurez vous de réserver quelques jours à l’avance pour être sûrs d’avoir de bonnes langoustes ! Après un délicieux dîner, nous sommes rentrés nous reposer avant la traversée du lendemain en direction de Saint Barth, qui s’annonçait la plus longue depuis le début de notre périple.

Marie-Galante

Vous avez peut-être lu notre article sur les Saintes que nous avons adorées, en bien c’était sans connaître Marie-Galante ! Voici un récapitulatif de notre séjour sur l’île où le temps s’arrête.


L’arrivée à Marie-Galante

Notre Airbnb vu de haut

Après avoir passé deux jours à la Marina du Gosier en Grande Terre pour bricoler sur le bateau, nous avons fait cap sur Marie-Galante. Nous avions prévu de partir le vendredi et d’y retrouver un couple d’amis avec qui y passer le week-end. Les conditions de navigation étaient bonnes ce jour-là et le trajet de la Marina au mouillage de Saint Louis n’a duré que 2h20. En arrivant là-bas, le moteur nous a posé quelques problèmes et nous a retardés jusqu’à ce que nous soyons parvenus à attraper un corps mort. Le port de Saint Louis est idéal pour ceux qui arrivent en bateau, car de nombreux corps morts gratuits sont à votre disposition et la ville regroupe tout ce dont vous aurez besoin lors de votre séjour. Une fois le kayak accroché au ponton des annexes, nous avons retrouvé le loueur de la voiture de location que j’avais réservée pour le week-end auprès d’Attaud Location à Saint Louis. Le propriétaire nous a gentiment attendus et s’est montré très arrangeant. Étant donné que nous serions quatre pour le week-end, il nous a réservé une 301, un modèle assez confortable que nous ne connaissions pas non plus ! Il fallait compter 45€/jour. Je vous recommande de passer par cette agence, ou par Bleu Location si vous arrivez à Grand Bourg. Pour ce qui est du logement, nous avons eu une belle surprise en découvrant l’Airbnb que nous avions réservé. Il s’agissait de l’habitation Monrepos tout juste parue sur le site. Le propriétaire nous a très bien accueillis dans cette magnifique maison qui se situe au milieu des champs de canne à quelques minutes en voiture de Saint Louis.


Grand Bourg et le Père Labat

L’activité du Père Labat

Le premier jour, je voulais profiter du cadre pour aller courir avec Arthur au réveil et le paysage autour de la maison était magnifique, avec une belle vue dégagée sur les Saintes. Nous sommes ensuite partis tous les quatre avec nos amis déguster un bon petit déjeuner avec des jus de fruits locaux à la boulangerie de Grand Bourg avant de nous balader dans cette petite ville colorée, qui est d’ailleurs la ville principale de l’île. Il faut savoir que les rues de Marie-Galante sont pleines de street art représentant aussi bien des personnalités caribéennes et afro-américaines que des scènes de vie locales. Comme nous voulions visiter la distillerie du Père Labat qui fermait à midi, nous y sommes vite allés et avons été ravis de pouvoir enfin visiter une distillerie en marche. Elle est assez petite et la visite très complète en vaut le coup, d’autant plus sur les heures où les machines fonctionnent pendant lesquelles l’on peut vraiment voir le quotidien des travailleurs du rhum.


La plage des Trois Ilets et Gueule Grand Gouffre

Gueule Grand Gouffre vu de haut

Suite à cette visite sous une grande chaleur, nous sommes allés nous rafraîchir à la plage des Trois Ilets. Cette plage est faite pour vous si vous aimez les étendues de sable divisées par des arbres en petits coins intimistes. L’eau y est calme et il y avait peu de monde à l’heure où nous nous y trouvions. Pour le déjeuner, nous voulions goûter des bokits (les sandwichs frits traditionnels de Guadeloupe) et en avons trouvé à Saint Louis, à l’angle de la rue menant au ponton des annexes. Nous les avons dégustés sur la plage d’Anse Canot, une plage splendide de sable blanc et d’eau turquoise, plus prisée que la précédente, mais qui en vaut aussi le détour. Là bas, une dame vend ses sorbets coco que je recommande si vous passez un jour dans le coin ! L’après-midi touchait à sa fin et nous avons profité pour voir Gueule Grand Gouffre, un point de vue sur un rocher ouvert sur le ciel comme sur la mer. Arthur ayant pris son drone, nous avions mieux profité du lieu en le voyant du ciel que juste depuis le point de vue duquel on ne se rend pas compte comme c’est impressionnant. Le soir, nous sommes allés dîner au fameux restaurant Chez Henri à Saint Louis. La carte est courte et les plats sont frais et délicieux. L’ambiance jazz les pieds dans le sable y garantit un dîner très agréable. Petite recommandation, comme le restaurant est très prisé je vous conseille d’effectuer votre réservation quelques jours à l’avance.


La distillerie Bielle

Le jardin de la distillerie Bielle

Le deuxième jour sur l’île, nous avons répété notre routine matinale de la veille et avons pris notre petit-déjeuner dans une autre boulangerie de Grand Bourg, près du marché. Ce fût l’occasion de mieux voir un autre côté de la ville, dont le marché ainsi que l’église et sa place commerçante. Nous avons ensuite pris la direction de la célèbre distillerie Bielle. Sur le parking, une dame vendait dans son camion des gourmandises locales en tous genres : de la coco confite, du caca bœuf (spécialité locale en forme de bouze de vache sucrée au sirop de batterie), des accras et des bokits. Il paraît qu’elle s’y trouve souvent donc pas de panique, vous aurez de quoi vous nourrir sur place ! La distillerie propose des dégustations et peut se visiter mais les machines étaient à l’arrêt comme la plupart du temps lors des visites de distilleries. Le domaine est joli et très fleuri ; il faut compter une vingtaine de minutes pour en faire le tour. Après avoir fait quelques achats auprès de la dame sur le parking, nous avons pris la direction de Capesterre.


Capesterre et ses plages

Le street art de Capesterre

Nous sommes arrivés à Capesterre vers midi et la ville semblait vide. Je ne sais pas si c’était dû à la basse période touristique, mais le seul endroit où nous avons vu du monde était le stade dans lequel se déroulait un match de foot très suivi. Nous nous sommes garés près de la plage où nous avons laissé nos affaires avant de chercher des bokits pour midi qui n’étaient vraiment pas fameux. Nous nous sommes promenés dans les rues pleines de Street Art et sur le bord de mer avant de passer le reste de l’après-midi à la Plage de la Feuillère. Cette dernière est splendide, à base d’eau turquoise et de sable blanc, mais plus ventée que les autres. Nos amis rentraient en Guadeloupe en fin de journée donc nous les avons déposés à l’embarcadère de Grand Bourg après un petit détour au joli Moulin Bézard où une session drone s’est imposée. Le soir, Arthur et moi avons dormi sur notre petit bateau avant notre dernier jour à Marie-Galante.


L’Habitation Roussel-Trianon

L’un des vestiges de l’habitation

Pour notre dernier jour sur place, nous avons commencé par faire un tour à l’Habitation Roussel-Trianon. Il s’agit d’une ancienne habitation coloniale qui se situe sur un beau domaine, le seul où se produisait le sucre raffiné au XVIIIe. La nature a envahi le site et le résultat est très impressionnant. Nous avons ensuite repris la direction de la plage de Capesterre où Arthur avait repéré un bon spot de kite.


Le kite à Capesterre

Arthur en kite foil dans la baie

Une fois sur la plage où nous étions la veille, nous sommes allés déjeuner au Dantana Café qui se trouve sur la plage-même. Nous ne savions pas qu’il fallait réserver une table à l’avance mais ils nous ont tout de même acceptés. Le déjeuner à base de tapas fût délicieux, je recommande vivement cet endroit ! Arthur m’a ensuite installé un hamac face à la plage, a monté son foil et est parti faire du kite-foil dans la baie. Il a trouvé le lagon assez petit mais la session agréable. Si vous allez à la plage de Capesterre vous y rencontrerez de nombreux kiters qui profitent de ce lieu assez idéal pour eux sur l’île. Une fois de retour à Saint Louis, nous avons rendu la voiture de location au loueur qui s’est de nouveau montré très arrangeant. Ensuite, dîner et une bonne nuit de sommeil avant la traversée du lendemain en direction de Saint François en Guadeloupe.

Les Saintes

Nous connaissions déjà les Saintes, et nous retournerions éternellement dans ce petit bout de paradis. Découvrez pourquoi cet endroit est si exceptionnel.

C’est après trois petites heures de navigation depuis le Nord de la Dominique que nous sommes arrivés sous le grand soleil de Terre de Haut. Pour visualiser l’archipel, il est composé de plusieurs ilets et surtout de deux îles dominantes en taille, Terre de Haut et Terre de Bas. Nous ne nous sommes pas rendus sur cette-dernière pour deux raisons : tout d’abord à cause des conditions de navigations qui rendaient son accès plus difficile lors de notre arrivée, mais aussi parce que nous avions prévu de passer deux jours aux Saintes et que Terre de Haut concentre la plupart des activités de l’archipel.


Fort Napoléon et son jardin panoramique

Fort Napoléon
En arrivant, le soleil commençait à se coucher et le mouillage était plein, ce que nous n’avions pas prévu pour un dimanche soir. Nous nous sommes donc mis à l’ancre près du Pain de Sucre en espérant pouvoir changer de place rapidement. Le lendemain matin, nous étions à peine levés qu’un bateau nous libéra sa place en première ligne près du ponton principal. Une fois la place prise et le kayak gonflé, nous avons pu rejoindre le bourg. Nous avons commencé notre tour par le Nord de l’ile en remontant les ruelles marchandes jusqu’à la montée qui mène au Fort Napoléon. Pour information, tout se fait à pieds aux Saintes. La plupart des touristes louent des scooters et des voiturettes de golf ce qui gâche la visite de l’île où tout se fait en marchant sur de petites distances. Nous sommes arrivés au Fort après une vingtaine de minutes de montée, d’où une magnifique vue sur l’île s’offrait à nous. La visite est très complète et retrace aussi bien l’histoire des conflits franco-anglais dans les Caraïbes qu’elle donne des explications sur le monde de la mer et de la voile. Il faut bien compter une bonne heure pour visiter le musée du Fort et profiter de son jardin panoramique.

Nous sommes ensuite redescendus au bourg pour déjeuner à Ti Bo Doudou, un restaurant délicieux les pieds dans le sable pour lequel il vaut mieux réserver votre table quelques jours à l’avance. Les serveurs sont adorables et leur carte de poissons frais et de légumes locaux tient ses promesses. Personnellement, c’est sans doute le meilleur restaurant où j’aie jamais été sans parler de son cadre.

Monette et ses tourments d’amour

Les tourments d’amour saintois
Après un bon déjeuner, nous avons voulu explorer les plages de l’île que nous ne connaissions pas et sommes allés à celle de Pompierre, sur la côte au vent. Nous n’y sommes pas restés très longtemps comme le vent soufflait fort et que des sargasses bordaient la plage, mais l’endroit est assez agréable. Sur notre retour nous sommes tombés sur une dame qui cherchait « la maison de Monette, la Saintoise qui fait les meilleurs tourments d’amour ». Ce joli nom a été donné aux gâteaux typiques des Saintes, composés d’un fond en pâte brisée sur laquelle est déposée de la coco râpée ou de la confiture locale, surplombée d’une génoise. Nous voulions justement en goûter et avons donc cherché Monette ensemble jusqu’à sa maison près de l’église du bourg. Comme il fallait passer commande pour le lendemain, j’ai demandé à Monette si je pouvais venir la voir faire ses gâteaux, et elle m’a donné rendez-vous le lendemain matin à 8h. A l’heure prévue, j’entrai chez Monette qui préparait ses tourments d’amour. Elle m’expliqua qu’elle faisait ses gâteaux depuis une trentaine d’années, qu’elle avait une recette différente des autres, d’où venait sans doute son succès. Les gâteaux se vendent par quatre, soit tous au même parfum, soit un gâteau de chaque.

Une magnifique vue sur les Saintes depuis le Chameau

Le Chameau
Nous avons ensuite décidé de monter le « Chameau », la colline la plus haute de l’île d’où les visiteurs font leurs plus belles photos de la baie. Il faut compter trois quarts d’heure pour atteindre le sommet et profiter du panorama splendide sur l’ensemble des Saintes. La montée en vaut le coup et elle n’est vraiment pas difficile. Arthur l’a carrément faite en tongs ! Au retour, plusieurs chemins sont possibles, dont celui qui mène au Pain de Sucre. Il s’agit d’un petit dôme rocailleux entouré de palmiers dans un coin paisible de l’île.

La traversée du bourg en direction du Chameau

Notre journée s’est terminée au Café de la Marine, un délicieux de restaurant avec une terrasse au-dessus de l’eau. Vous y serez bien accueillis et dégusterez de bons produits de la mer. Après quelques courses, retour au bateau pour bien se reposer avant la traversée vers la marina du Gosier en Guadeloupe.

La Dominique

La Dominique fût la première étape de notre tour des Caraïbes. Retour sur nos quatre jours passés sur la « Nature Island » aux 360 rivières.

Nous avions prévu d’arriver en Dominique directement depuis Saint Pierre, au Nord de la Martinique, où nous avions effectué nos tests PCR et fait nos dernières courses. Les indications au sujet de l’arrivée par bateau en période de Covid-19 n’étaient pas claires au moment du départ. Le site web Discover Dominica donnait des informations différentes de ce qui nous avait été indiqué par les autorités dominicaines par mail. Finalement, notre clairance d’entrée et nos tests antigéniques ont été effectués au petit matin le lendemain de notre arrivée, ce qui nous a permis de nous y balader rapidement.

Portsmouth et la Rivière Indienne

La Rivière Indienne depuis la barque d’Albert

Le seul port d’accès était celui de Portsmouth, deuxième ville la plus grande du pays et la plus au Nord de la Dominique. Nous avons consacré le reste de notre première journée à la Rivière Indienne, qui est absolument à voir, et à l’organisation des trois jours suivants. Pour visiter la Rivière Indienne, il vous faudra un guide qui se rendra normalement lui-même à votre bateau pour vous proposer ses services. Le notre s’appelait Albert et il nous a bien aidés à circuler entre le bateau et la plage et nous a organisé une très belle visite de la rivière. Nous avons réservé une voiture de location chez Silver Lining pour le reste du séjour et sommes retournés au bateau pour y passer la nuit.

Le Sud de la Dominique

Les rues colorées de Roseau

Le lendemain matin, le responsable de l’agence de location nous attendait avec la voiture sur la plage, en face de Pearly. Il nous a déposés à la station de police pour que nous obtenions un permis de conduire étranger provisoire, puis nous a laissé la voiture. Nous avons pris la direction du Sud, en retrouvant les habitudes de conduite à gauche anglo-saxonnes, qu’Arthur a très rapidement retrouvées. Nous avons d’abord visité Roseau, la capitale. La ville était colorée et une ambiance joyeuse y régnait. Un gros bateau de croisière avait débarqué sur le port, au plus grand bonheur des commerçants du coin. Nous nous sommes promenés dans différents quartiers, de celui du vieux marché au quartier présidentiel. La ville est petite, et pourtant une ambiance différente y règne à chaque coin de rue.

Un photographe appliqué à Scott’s Head

Nous descendîmes ensuite à Scott’s Head dont Arthur se rappelait bien de sa première visite de l’île il y a quelques années. La pointe Sud de la Dominique est d’une beauté rare. Des cabanes colorées vendant toutes sortes de poulets et beignets salés longeaient la route qui nous offrait une belle vue sur la presqu’île. Nous avons réussi à monter sur la pointe de la colline en voiture pour admirer la vue sur Scott’s Head avant de redescendre chercher des bokits locaux dans le village.

Le centre de l’île

La plus petite des Trafalgar Waterfalls. Voir l’image en haut de l’article pour apercevoir les deux.

Nous avons ensuite consacré l’après midi au centre sauvage de l’île, à commencer par Titou Gorge. Il s’agit d’une gorge d’eau fraîche légèrement ouverte sur le ciel et qui mène à une cascade jusque’à laquelle on peut nager. Un punch vous sera servi à la fin de la visite et je vous recommande celui d’oseille qui est sucré et délicieux. Nous nous sommes ensuite dirigés vers les Trafalgar Falls, à environ 5 minutes de route de Titou Gorge. Ce sont deux cascades considérées en Dominique comme un homme grand et fin et une femme petite et en formes. Le cadre est luxuriant et il ne devrait pas y avoir trop de monde si vous y allez en fin d’après-midi. Vous verrez de nombreuses cascades sur l’île mais celles-ci sont vraiment à voir. Nous avons terminé notre journée de visite à Watten Woven, un petit village à côté des cascades où se trouvent des bains d’eau chaude naturelle. L’idée est d’alterner entre le chaud du bain et le froid de l’eau descendant des cascades dans une petite douche. Pour y accéder il faut emprunter un chemin très fleuri qui descend jusqu‘aux « pools ». Autant vous dire que la visite toute entière en vaut le coup.

La côte Nord-Est de la Dominique

L’entrée de Kalinago Barana
Chaudière Pool et son eau pétillante

Pour changer de décor chaque jour, nous avons choisi de visiter la côte Est de l’île. Nous avons donc pris la route de Kalinago en prenant notre temps pour observer les magnifiques paysages que nous traversions en voiture. Kalinago est le nom du village où vivent aujourd’hui les descendants des Arawaks, premier peuple à s’être installé en Dominique, puis chassé par les différentes populations qui s’y sont installées au fil des siècles. Une reconstitution a été faite de leurs habitations historiques et un petit musée y explique l’histoire des migrations des peuples venus d’ailleurs aux Antilles. Un marché s’y tient aussi habituellement, où les habitants du village vendent leurs productions artisanales mais nous n’avons pas eu la chance de le voir. Pour déjeuner nous avons de nouveau pris des sandwichs frits au bord de la route avant d’aller voir Chaudière Pool. Cette dernière n’est pas très connue ni visitée et c’est bien dommage! Si vous vous garez avant la descente, vous aurez une petite quinzaine de minutes de marche seulement dans une petite jungle avant de traverser la rivière qui mène à la piscine naturelle au pied d’une petite cascade. La géothermie de l’île fait que de nombreux cours d’eau sont remplis de bulles, comme Champagne Beach, et comme à Chaudière Pool. Non loin de ce site se trouve la cascade de Syndicate qui fût notre dernière étape de la journée et que je recommande aussi pour son côté caché et son accès facile. Nous sommes ensuite rentrés à Portsmouth pour dîner sur la plage au Madiba Beach, un très bon restaurant où des groupes de personnes venues du monde entier se retrouvent pour déguster des plats locaux en bord de mer.

La remontée de la rivière qui mène aux cascades de Sari-Sari

Emerald Pool – Sari Sari

Le dernier jour nous étions partis pour faire la longue randonnée du boiling lake mais les conditions ne s’y prêtant pas, nous avons été voir Emerald Pool, une autre petite piscine naturelle dans un écrin de verdure au centre de l’île. Nous avons ensuite voulu faire la marche menant à la cascade de Sari Sari mais le chemin ayant été dévasté par les derniers ouragans, nous avons seulement remonté la rivière sans voir la cascade.

Fort Shirley

Le soir, nous sommes rentrés à Portsmouth où nous avons rendu la voiture avant de nous préparer pour la traversée du lendemain vers les Saintes. Comme il faisait beau le matin-même, nous avons rapidement visité Fort Shirley, le vieux fort anglais qui surplombe la baie de Portsmouth. Plusieurs chemins de randonnée mènent à de beaux points de vue sur la Dominique et ses îles voisines. Nous avons emprunté le plus long qui menait à une petit clairière dégagée sur les Saintes.

Ensuite, cap sur la Guadeloupe.

Martinique

Notre voyage débute en Martinique, où nous retrouvons notre petit bateau. Comme nous avons vécu sur l’Île aux Fleurs, je vous ai concocté un petit guide pour votre séjour.

S’il y a une île sur terre aux paysages colorés, fleuris et assez variés, c’est bien la Martinique . Alors par où commencer lors d’un voyage sur l’Île aux Fleurs ?

Tout d’abord, il faut bien choisir son lieu de séjour. Puisque les distances sont assez longues entre les villes et les espaces naturels à visiter en Martinique, il faut bien choisir ses priorités. Si vous recherchez des visites culturelles, des musées, des distilleries de rhum, etc… l’idéal serait de séjourner aux alentours de Fort-de-France, du Lamentin ou de Ducos si vous voulez éviter de passer trop de temps sur la route.

En revanche, si vous comptez passer la plupart de votre séjour sur les belles plages martiniquaises, privilégiez les Trois Îlets, les Anses d’Arlet, Sainte Anne, ou Tartane dans le Nord si vous aimez le surf. Pour les amoureux du kite, vos plages seront plutôt entre le Robert et Anse Michel.

Les plages incontournables

Vous ne pourrez pas repartir de la Martinique avant d’avoir profité des plages paradisiaques de l’île. Dans le genre sable blanc et eau turquoise, la plage des Salines est à voir absolument, comme celle des Boucaniers (c’est pour une bonne raison qu’ils y ont construit un Club Med) !

Si vous rêvez de rencontrer des tortues de mer et de voir de beaux fonds sous-marins, partez avec vos masques et tubas aux Anses d’Arlet et à Anse Dufour. Vous ne serez pas déçus du voyage.

Anse Dufour et ses bougainvilliers

Pour ceux qui aiment les plages plus sauvages, n’oubliez pas de passer par les plages de sable noir et de cocotiers fins d’Anse Céron et d’Anse Couleuvre. Les deux plages peuvent se rejoindre à la nage quand les vagues ne sont pas grosses. Sinon, c’est aussi un spot de surf très apprécié.


Les randonnées à ne pas manquer

En feuilletant les guides de la Martinique, vous avez sûrement vu le Morne Larcher, dont le chemin de randonnée est sans doute le plus emprunté des locaux et des touristes. Le morne à la forme d’une femme couchée se situe au bout de la célèbre et splendide plage du Diamant. Vous aurez un point de départ au-dessus d’Anse Cafard et un deuxième à la sorti des Anses d’Arlet, moins bien à mon goût. Allez faire trempette dans une mer plus agitée que la côte Caraïbes et montez le Morne Larcher en fin de journée, lorsqu’il commence à faire un peu plus frais, pour profiter d’une vue imprenable sur le fameux rocher !

Le paysage aride de la Savane des Pétrifications

La Savane des Pétrifications fait aussi partie des incontournables. C’est dans un paysage étrangement sec et aride, de terre orange et de cactus, que vous trouverez le chemin qui vous mènera aux jolies plages de la Trace des Caps depuis la plage des Salines. Rendez-vous au bout d’Anse à Prunes après un moment de détente sur cette superbe plage, puis profitez de ce paysage unique (sans oublier vos bouteilles d’eau) !

Si vous aimez marcher et que la Montagne Pelée attire votre curiosité, prévoyez une bonne demi-journée de marche sur le fameux volcan. Vous pourrez monter en voiture jusqu’à Morne Rouge, puis vous trouvez le chemin qui vous conviendra le mieux sur la Pelée. Essayez d’aller jusqu’au Chinois (le sommet du volcan), ça en vaut le coup.

Dans la jungle du chemin de randonnée de la Rivière-Trois-Bras

La Martinique regorge de sentiers de marche magnifiques dans des paysages variés et adaptés à tous niveaux de randonneurs. Petit conseil, évitez de marcher lorsqu’il risque d’y avoir des averses. L’eau monte plus rapidement qu’on ne peut se l’imaginer donc mieux vaut prendre ses précautions ! Pour les plus grands marcheurs, je recommande la randonnée de la Rivière Trois Bras qui monte jusqu’à la cascade, au départ d’Anse Couleuvre. Prévoyez 6 à 7 bonnes heures pour faire l’aller-retour et préparez-vous à marcher dans la rivière au milieu d’une jungle surprenante.


Le top des visites culturelles

Qui dit voyage, dit histoire et patrimoine. Voici la liste des visites à faire pour connaître et comprendre la Martinique, son passé et ses habitants.

La cathédrale de Fort-de-France

Commençons par le chef-lieu, Fort-de-France. Faites un tour au centre et profitez-en pour découvrir la très jolie cathédrale qui date de l’époque coloniale. Vous pourrez poursuivre votre chemin en passant par la bibliothèque Schoelcher à l’architecture surprenante. N’hésitez pas à faire un tour du marché couvert qui est le plus animé le samedi matin. Vous pourrez déjeuner à l’étage du marché chez Geneviève, un délicieux restaurant qui surplombe l’agitation des commerçants des touristes et qui vous fera découvrir les délices des acras, colombos et flans coco.

Quoi de plus martiniquais que le rhum ? Visiter une distillerie fait partie des must-do du voyageur sur l’île. La plus célèbre est sans doute la magnifique Habitation Clément qui vous proposera une visite très complète dans des jardins splendides, et où vous pourrez finir par une dégustation. Ma favorite serait la distillerie Depaz, près de Saint Pierre dans le Nord. Son jardin est immense et fleuri, toutes les étapes de la fabrication du rhum y sont aussi expliquées et la petite habitation coloniale est intéressante à visiter. Parmi les préférées des visiteurs figurent également JM dans son environnement sauvage ou encore HSE pour ses bouteilles colorées et son parc luxuriant.

Parmi les visites indispensables de la Martinique, le Jardin de Balata est exceptionnel. Il réunit des variétés de fleurs, d’arbres locaux que vous ne verrez pas ailleurs, et en faisant bien attention vous y verrez de jolis colibris. L’idéal est de s’y rendre avant ou après avoir vu les cascades de Didier pour profiter de la beauté de la route de Balata.

Si vous passez par Saint Pierre, pensez à vous arrêter au Mémorial de la catastrophe de 1902. Ce sera l’occasion d’en découvrir plus sur l’événement qui a bouleversé la vie de la Martinique au début du siècle dernier.

La Martinique est composée de petites villes côtières ayant chacune leur spécificité. En commençant par le Sud, dans le bourg de Saint Anne vous verrez de grands portraits de personnalités célèbres pour avoir lutté contre le racisme, l’esclavage et pour avoir donné naissance à une fierté des racines africaines, répartis dans les rues de la ville. Sainte Anne fait aussi partie des endroits où vous trouverez de jolis souvenirs pour vos proches.

Sainte Luce depuis le ponton du marché

Sainte Luce est un très joli bourg en bord de mer près de la grande marina du Marin. La petite ville est extrêmement colorée et très vivante le weekend. Si vous y allez à l’heure du marché, ne passez pas à côté de ses spécialités à déguster en bord de mer. Vous y mangerez le meilleur gratin de bananes de l’île et pourrez goûter à leurs délicieux desserts à la coco.

Si vous allez voir les tortues de mer aux Anses d’Arlet, profitez-en pour faire un tour de Petite Anse. Le village est très mignon et l’église en front-de-mer en vaut le détour. Vous pourrez faire de belles photos du bourg depuis le bout du ponton, avant de plonger dans une eau turquoise et de siroter une pina colada les pieds dans l’eau.

Les Trois-Îlets réunissent plusieurs lieux attractifs pour les visiteurs. Le village de la poterie vous fera découvrir le travail des artisans locaux (poterie, textile, savons, bois, etc…). Le village créole est souvent un point de passage pour les touristes mais ne vaut pas le coup de s’y éterniser. Profitez plutôt du bord de mer d’Anse à l’Âne ! L’avantage des Trois-Îlets, c’est aussi de pouvoir se rendre à Fort de France en bateau, en très peu de temps.

Pré-sorbet coco à tartane

Si vous aimez le surf, arrêtez-vous à tartane à la fin de votre session de sport pour déguster un délicieux sorbet coco. C’est là-bas que nous avons mangé les meilleurs de l’île. Ceux de la place centrale du bourg du Diamant ne sont pas mal non plus ! Vous trouverez à la sortie de Tartane comme au marché du Diamant de jolis paréos pour vous rappeler vos vacances au soleil. Ayant passé moins de temps du côté Est de la Martinique, mes recommandations de visites s’arrêtent là.

Place aux cocktails et à la mer, il est temps pour vous de profiter des beautés de la Martinique !

Notre itinéraire dans la Caraïbe

Ça y est, l’itinéraire du voyage est tracé ! Tout en prenant le temps qu’il faudra pour profiter pleinement des beautés de chacune des îles que nous visiterons, nous avons prévu un trajet pour le premier semestre de voyage à travers la petite Caraïbe.

Nous quitterons la Martinique en direction du Nord et commencerons donc par la Dominique, puis la Guadeloupe et l’ensemble d’îles qui la composent. Le trajet se poursuivra avec la visite d’Antigua et Barbuda que nous avons rapidement vues lors d’une croisière en avril cette année. Puis Saint Barth marquera la limite de notre tour dans le Nord des petites Antilles.

Une fois de retour en Martinique où nous passerons revoir les amis, nous reprendrons la navigation vers le Sud de l’Arc Antillais en commençant par Sainte Lucie, puis en passant par Saint Vincent & les Grenadines et enfin la Barbade.

Si vous voulez avoir une meilleure idée du trajet que nous allons faire à bord de Pearly, voici le lien de notre itinéraire sur Maps :

https://www.google.com/maps/d/u/0/edit?mid=1XOncgkvyol85cW2gaBvagtbG5tkxg2gS&usp=sharing

Pour récapituler les étapes dans l’ordre :

  • Départ : Martinique
  • Étape 1 : Dominique
  • Étape 2 : Les Saintes, Guadeloupe
  • Étape 3 : Grande Terre, Guadeloupe
  • Étape 4 : Marie-Galante, Guadeloupe
  • Étape 5 : Petite Terre, Guadeloupe
  • Étape 6 : Désirade, Guadeloupe
  • Étape 7 : Antigua
  • Étape 8 : Barbuda
  • Étape 9 : Saint Barth
  • Étape 10 : Martinique
  • Étape 11 : Sainte Lucie
  • Étape 12 : Saint Vincent & Grenadines
  • Étape 13 : Barbade
  • Étape 14 : Retour en Martinique